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	<title>Walrus - Ebook Studio - EPUB3</title>
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		<title>Lecture en streaming: faut-il céder au chant des sirènes?</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 13:20:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Morse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une industrie nouvelle cherche des modèles, et celle du livre numérique ne fait pas exception. Après le succès relatif des services de streaming musical — Deezer et Spotify en tête — il parait donc normal que l'édition s'intéresse de près au système.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une industrie nouvelle cherche des modèles, et celle du livre numérique ne fait pas exception. Après le succès relatif des services de streaming musical — Deezer et Spotify en tête — il parait donc normal que l&rsquo;édition s&rsquo;intéresse de près au système.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Petit rappel: le streaming, c&rsquo;est quoi?</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le principe du streaming est simple, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un film, d&rsquo;un morceau de musique, d&rsquo;un livre ou de n&rsquo;importe quel autre contenu média.  Plutôt que de consulter ce dit-fichier &laquo;&nbsp;offline&nbsp;&raquo; <em>(déconnecté du web, le fichier étant présent matériellement sur votre disque dur ou la mémoire de votre appareil de consultation) </em>vous le consultez &laquo;&nbsp;online&nbsp;&raquo; <em>(une connexion est nécessaire, et même obligatoire pour consulter votre fichier). </em></p>
<p>Dans la pratique, qu&rsquo;est-ce que ça change ? Pas grand-chose si vous disposez d&rsquo;une connexion permanente, effective et efficace en terme de débit. En revanche, si vous  n&rsquo;êtes pas connecté, pas moyen d&rsquo;accéder à votre bibliothèque <em>(dans les transports aériens, par exemple, ou dans le train, ou au fond d&rsquo;un cratère de volcan, où le réseau est en général faible).</em></p>
<p>Dans le modèle du streaming, le fichier source ne transite pas d&rsquo;un disque dur à l&rsquo;autre: présent sur un serveur, il est &laquo;&nbsp;distribué&nbsp;&raquo; à l&rsquo;utilisateur final via le réseau.</p>
<p>Mais il y a une petite nuance: là où dans le modèle traditionnel, l&rsquo;achat d&rsquo;un film, d&rsquo;un album ou d&rsquo;un livre permet de posséder quelque chose <em>(en fonction des revendeurs, car certains comme Amazon et Apple ne vous concèdent en réalité qu&rsquo;une licence de consultation à vie d&rsquo;une oeuvre, et non sa propriété), </em>vous ne possédez plus rien dans le streaming.</p>
<p>Le streaming est une fenêtre ouverte. Tant qu&rsquo;elle est ouverte, vous pouvez regarder à travers. Mais dès que vous arrêtez votre abonnement, vous n&rsquo;avez plus accès aux contenus que vous avez consultés auparavant. La fenêtre se ferme. Alors vous vous retournez, et constatez que votre bibliothèque est vide. Deux modèles, deux philosophies, deux rapports à la propriété, à la possession ou non d&rsquo;une oeuvre. Mais ce rapport compliqué n&rsquo;est pas le sujet de cet article, bien qu&rsquo;il puisse en lui-même faire l&rsquo;objet d&rsquo;une longue analyse.</p>
<p>Le streaming a été porté à la connaissance du grand public par deux phénomènes distincts et pourtant liés.</p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/7341327485502.jpg" width="570" height="360" /></p>
<p>D&rsquo;une part, la plateforme Megaupload qui, de son vivant, proposait aux amateurs de séries américaines du monde entier de regarder <em>online</em> les épisodes de leurs shows préférés, en tout impunité. L&rsquo;enjeu était, avec la surveillance accrue des autorités de management de droits d&rsquo;auteur, de contourner le problème du téléchargement, facile trackable, en offrant de regarder un contenu en ligne, sans téléchargement donc. Et même si Megaupload n&rsquo;existe plus en tant que tel, remplacé par son petit frère Mega, plus opaque, d&rsquo;autres sites ont repris le flambeau et continuent de proposer des offres de streaming illégales.</p>
<p>Le streaming illégal a, <em>de facto,</em> donné naissance au phénomène du streaming légal.</p>
<p>En partant du principe que pour se délester la conscience et se faciliter la vie, des utilisateurs seraient prêts à payer pour accéder à un catalogue légal, facile d&rsquo;accès et en ligne, les offres de streaming légales ont commencé à se développer. Ainsi sont nés le français Deezer et le suédois Spotify pour la musique <em>(parmi les plus connus, car il en existe d&rsquo;autres à l&rsquo;influence médiatique inférieure et à la santé financière moins réjouissante), </em>mais aussi Netflix pour la vidéo à la location. A lui seul, ce trio de tête génère l&rsquo;essentiel des revenus du streaming mondial.</p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://www.code-web.org/dotclear/public/spotify/spotify_desktop_client.png" width="1019" height="914" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un point historique: l&rsquo;industrie du disque et le streaming</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quand on cherche des comparaisons pour le livre numérique, on va chercher du côté de l&rsquo;industrie musicale, ce qui n&rsquo;est pas forcément une modèle idée dans la mesure où la consommation de livre et la consommation de musique sont deux processus très différents, mais faute de grives&#8230;</p>
<p>De 2002 à 2009, le marché mondial de la musique a chuté de 55% au global. En 2012, le marché de la musique pesait en France 590 millions d&rsquo;€, après avoir frôlé en 2005 le milliard et demi.</p>
<p>On aurait pu croire la chute inéluctable, mais ce chiffre a fini par se stabiliser. Depuis deux ans, les indicateurs ne bougent plus, stabilisés. Qui a sauvé l&rsquo;industrie du disque? A en croire certains, iTunes et ses ventes d&rsquo;albums à la hausse. Pour d&rsquo;autres, le streaming et les plateformes de diffusion à abonnement. Dans tous les cas, la musique a su, pour l&rsquo;instant, endiguer la chute. Pour combien de temps?</p>
<p>Selon les derniers chiffres du Syndicat national de l&rsquo;édition phonographique, les ventes numériques affichent une croissance insolente de 13% cette année, représentant dorénavant 125 millions d&rsquo;€ par an. Soit 25% du marché global de la musique. Pas étonnant que Microsoft et Twitter s&rsquo;intéressent de près à ce marché qui, après avoir connu bien des déboires, semble retrouver un essor profitable. On ne parle plus que de musique en ligne maintenant.</p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://www.lesechos.fr/medias/2013/01/25/532077_0202523995161_web_tete.jpg" width="560" height="449" /></p>
<p>Mais qu&rsquo;en disent les artistes? Pas grand-chose pour le moment.</p>
<p>Les chiffres de répartition sont en effet affligeants.</p>
<p>Quand Jean-Paul Bazin, de la Spedidam, parle au <a href="http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130320.OBS2451/qui-veut-la-peau-de-deezer-et-spotify.html" target="_blank">Nouvel Observateur des chiffres réels de cette économie naissante, </a>on ne peut s&rsquo;empêcher de frissonner:</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Les chiffres sont affolants : lorsqu&rsquo;un titre de Johnny Halliday est téléchargé sur iTunes, il ne touche que 0,04 euro, et lorsqu&rsquo;il est écouté sur Deezer, la rémunération tombe à 0,0001 euro. Et, dans le même temps, les choristes, le guitariste, le pianiste, le bassiste, le batteur&#8230; de Johnny ne touchent strictement rien. Zéro multiplié par un milliard d&rsquo;écoutes, ça fait toujours zéro !&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>Difficile dans ces conditions de parler de modèle économique. car si les maisons de disques semblent profiter, au même titre que les distributeurs, de la manne financière générée par le streaming, les artistes semblent demeurer les parents pauvres de la chaîne.</p>
<p>Dans un <a href="http://www.numerama.com/magazine/22800-spotify-paye-0005-dollar-par-chanson-ecoutee.html" target="_blank">article de Numerama de juin 2012, </a>on apprend que &laquo;&nbsp;pour qu&rsquo;un artiste touche 200€ sur une chanson vendue 0,99€ sur l&rsquo;iTunes Store, il faut que celle-ci soit achetée 20 000 fois par les internautes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pour le streaming, un ratio est opéré: il s&rsquo;agit de rapporter, sur une assiette globale, le nombre d&rsquo;écoutes ou de consultation d&rsquo;une oeuvre au total des gains générés par la publicité ou par les abonnements. Ce qui n&rsquo;est pas toujours très gros. Pour Deezer, on mesure qu&rsquo;en moyenne, un titre écouté rapporte 0,005$ à son auteur. Plus le nombre d&rsquo;écoutes est conséquent, plus l&rsquo;artiste touche d&rsquo;argent: c&rsquo;est mathématique.</p>
<p>Un label indépendant, toujours selon Numerama, a calculé que pour 800.000 écoutes d&rsquo;un titre, 4277$ de chiffre d&rsquo;affaire avaient été générés. <em>Autant dire rien du tout.</em></p>
<p>Dans <a href="http://www.numerama.com/magazine/5547-la-poule-vend-100000-disques-chez-sony-et-se-retrouve-au-rmi.html" target="_blank">un autre article de Numerama,</a> Guillaume Champeau nous raconte la triste histoire de Sebasto, ce chanteur de basse-cour qui après avoir fait un tube monumental, &laquo;&nbsp;Fais la poule&nbsp;&raquo;, vendu 108.000 singles, 116.000 compils et 17.000 téléchargements, s&rsquo;est retrouvé — par un savant imbroglio contractuel où la maison de disques, grâce aux avances sur recettes, et les agents se sont bien gavés — à recevoir <em>un chèque de royalties de 477€. </em></p>
<p>Oui, l&rsquo;industrie s&rsquo;est relevée, pour un temps. Mais les acteurs du streaming ont une santé précaire. Deezer et Spotify, malgré leurs levées de fonds, ne sont toujours pas rentables.</p>
<p>Quant aux artistes, ils n&rsquo;y ont toujours pas trouvé leur compte.</p>
<p>En Suède, le streaming pèse désormais pour 57% des revenus musicaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Pour la lecture, le modèle YouBoox</h2>
<p>Dans ce contexte, il n&rsquo;était donc pas étonnant qu&rsquo;avec l&rsquo;essor progressif de lecture numérique, des entrepreneurs s&rsquo;intéressent au streaming de livres rapidement.</p>
<p>C&rsquo;est désormais chose faite avec Youboox, qui propose globalement la même chose que Spotify: pour un abonnement de 9,99€ par mois, vous avez accès à un abonnement premium permettant de lire des livres via l&rsquo;application de lecture, sur votre iPad par exemple. Bien entendu, tout comme ses petits cousins, Youboox permet de lire gratuitement: mais vous devrez &laquo;&nbsp;supporter&nbsp;&raquo; des bandeaux publicitaires durant votre consultation.</p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://www.capcampus.com/img/u/1/youboox.jpg" width="800" height="471" /></p>
<p>Youboox, tout comme ses homologues, présente son financement ainsi:</p>
<p style="text-align: center;"><strong>revenus publicitaires + revenus liés aux abonnements = revenu total (T)</strong></p>
<p>Les éditeurs présents sur la plateforme Youboox se partagent la moitié de cette assiette globale, soit   <strong>(T)/2 = (t ) —</strong> l&rsquo;autre moitié revenant à Youboox.</p>
<p>Une fois cette assiette éditeurs délimitée, il faut décompter le nombre de pages lues chez l&rsquo;un et chez l&rsquo;autre. Car ce que l&rsquo;éditeur touche revient à faire une règle de trois très basique: il s&rsquo;agit du ratio entre le nombre de pages lues au total dans le catalogue de l&rsquo;éditeur, rapporté au nombre total de pages lues le mois en question sur Youboox.</p>
<p>Ce que l&rsquo;éditeur touche, au final, est la proportion de ce qui a été lu de son catalogue par rapport à ce qui a été lu dans le catalogue global.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>pages lues catalogue éditeur / pages lues Youboox = %</strong></p>
<p>De ce pourcentage, on déduit donc le montant à se répartir par rapport à l&rsquo;assiette <strong>(t).</strong></p>
<p>Selon les propres estimations de Youboox, le service aurait atteint 75.000 personne à février 2013, ne précisant pas s&rsquo;il s&rsquo;agit du nombre de téléchargements de l&rsquo;application ou du nombre d&rsquo;utilisateurs réellement actifs sur le système. Youboox revendique 5,5 millions de pages vues. Un objectif de 300.000 utilisateurs d&rsquo;ici à décembre 2013 est évoqué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://www.journaldugeek.com/files/2013/03/youbook-600x532.png" width="600" height="532" /></p>
<p>Est-il judicieux de copier le modèle du streaming musical et de l&rsquo;adapter au principe, très différent, de la lecture? Pas si sûr.</p>
<p>D&rsquo;une part, difficile de croire avec les chiffres du disque désormais bien connus que le livre suivra la même voie: la musique étant par essence une activité que l&rsquo;on peut faire en tache de fond, contrairement à la lecture, les usagers sont forcément <em>moins nombreux et plus difficiles à toucher. </em>Les recettes faibles de l&rsquo;industrie musicale apparaitront pharaoniques comparées à celles générées par un service de lecture tel que Youboox, par définition moins fédérateur d&rsquo;un point de vue global. Moins de gens achètent des livres qu&rsquo;il n&rsquo;écoutent de la musique, c&rsquo;est une évidence.</p>
<p>Et même si l&rsquo;on prend les meilleurs estimations de taux de transformation<em> (en moyenne, pour 10 utilisateurs d&rsquo;un service de streaming, 1 souscrit à l&rsquo;abonnement premium)</em>, 75.000 utilisateurs, cela ne fait que 7500 utilisateurs premium <em>(dans le meilleur des cas, car on en est sans doute loin). </em>7500 abonnement premium à 9,99€, le tout divisé par deux, ça fait 35.000 euros d&rsquo;assiette à se partager entre tous les éditeurs présents sur la plateforme.</p>
<p>Si l&rsquo;on rajoute à ces 35.000 euros générés par les abonnements les revenus de la publicité, forcément faibles puisque c&rsquo;est un service jeune et que la publicité y est probablement peu chère, voire quelquefois gratuite pour inciter les annonceurs à venir sur la plateforme, cela ne fait pas lourd à se partager. Et considérant l&rsquo;équation de base (plus il y a de pages disponibles dans le catalogue global, moins vous touchez, mathématiquement, à moins d&rsquo;être titulaire d&rsquo;un best-seller qui raflera 80% de l&rsquo;assiette globale), il parait difficile de croire le modèle rentable dans l&rsquo;immédiat.</p>
<p>Difficile de comprendre dans ce cas pourquoi de grands éditeurs comme Dupuis se laissent embrigader dans l&rsquo;affaire&#8230; Peut-être pour tester le service, ou essayer de nouveaux modèles. Mais lorsque les relevés de consultation arriveront, ils tomberont sans doute de haut. <a href="http://www.actualitte.com/reportages/qui-vendrait-un-livre-sur-la-malbouffe-avec-des-pubs-mcdo-1956.htm" target="_blank">L&rsquo;affaire Harmonia Mundi a fait du bruit,</a> et certains éditeurs pourraient à leur tour être tentés de retirer leurs titres du catalogue.</p>
<p>Contacté à ce sujet, Frédéric Weil des éditions Mnémos nous a livré son témoignage. Il a, comme beaucoup d&rsquo;éditeurs et d&rsquo;auteurs, été approché par Youboox pour être présent sur la plateforme. Et même si, dans un premier temps, &laquo;&nbsp;le modèle pouvait paraître intéressant&nbsp;&raquo;, l&rsquo;éditeur a vite déchanté.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;La publicité telle qu&rsquo;elle est présentée dans Youboox est intrusive, et ne permet pas une immersion suffisante dans la lecture. D&rsquo;un point de vue personnel, je m&rsquo;oppose à toute forme de publicité dans un livre. La télévision a cédé, le cinéma a cédé, et on sait ce qui se passe lorsqu&rsquo;on cède à la publicité: la création est livrée en pâture aux publicitaires, qui l&rsquo;influencent,&nbsp;&raquo;</em> nous dit Frédéric Weil. <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est une question d&rsquo;éthique: je ne veux pas que le livre soit touché par ce phénomène. Car une fois la mécanique lancée, il est difficile de revenir en arrière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Difficile de le contredire à ce sujet : la publicité est suffisamment intrusive dans l&rsquo;application pour rendre toute lecture très difficile.</p>
<p>Quant au confort de lecture, il n&rsquo;est décidément pas au rendez-vous: la liseuse PDF est de mauvaise qualité, ne permet pas d&rsquo;agrandir les caractères et contraint à scroller quand on veut lire le bas de la page en mode zoomé freemium&#8230; à cause du bandeau publicitaire. Une erreur de base pour tout <em>designer</em> d&rsquo;interface qui se respecte. Des services tels que Überflip ou Issuu offrent des liseuses PDF de bien meilleures qualités, et l&rsquo;on en vient à se demander pourquoi les lecteurs sont si maltraités, même pour du gratuit.</p>
<p>Evidemment, on pourrait proposer une lecture au format .EPUB. Mais le problème du comptage des pages se poserait alors! Car un epub est fluide et sa pagination fluctuante. Difficile de mettre sa confiance dans un algorithme de comptage des pages lorsqu&rsquo;on est éditeur, dans ce cas. Le business modèle deviendrait alors &laquo;&nbsp;opaque&nbsp;&raquo;, s&rsquo;il ne l&rsquo;est pas déjà.</p>
<p>Car les éditeurs devraient pouvoir savoir combien se vend le bandeau publicitaire qui trône au-dessus de leur ouvrage. Ils devraient également avoir accès à une meilleure répartition des bénéfices, puisque là où Apple ponctionne &laquo;&nbsp;seulement&nbsp;&raquo; 30%, Youboox récupère 50% de l&rsquo;assiette des bénéfices, ce qui paraît énorme.</p>
<p>Enfin, un dernier petit problème est soulevé: <em>quid de l&rsquo;exploitation streaming d&rsquo;un point de vue contractuel?  </em></p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Je ne pense pas que les contrats qui lient les auteurs à leur maison d&rsquo;édition prennent en compte les revenus du streaming. En tout cas, les nôtres ne le font pas encore,</em>&nbsp;&raquo; nous explique Frédéric.</p>
<p>Difficile d&rsquo;imaginer en effet des contrats adaptés à ce nouveau modèle, et la répartition qu&rsquo;il conviendrait d&rsquo;allouer aux auteurs.</p>
<p>Et dans tous les cas, 10% de pas beaucoup, c&rsquo;est toujours pas beaucoup. Et les auteurs risquent encore une fois de rester sur le carreau&#8230;</p>
<p><em>Si c&rsquo;est gratuit, c&rsquo;est que vous êtes le produit,</em> dit l&rsquo;adage. Affaire à suivre, donc.</p>
<p style="text-align: center;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><b>A lire aussi:</b> le témoignage de Jean-François Gayrard (Numeriklivres) sur <a href="http://maviesanspapier.tumblr.com/post/36947027444/pourquoi-numeriklivres-a-retire-ses-titres-de" target="_blank">le retrait des livres Numeriklivres de l&rsquo;applicationYouboox. </a></p>
<p><a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-27-à-17.06.15.png"><br />
</a> <a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-27-à-17.06.56.png"><br />
</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le livre enrichi n&#8217;est pas mort ! Et il n&#8217;a pas dit son dernier mot</title>
		<link>http://blog.walrus-books.com/2013/03/25/le-livre-enrichi-nest-pas-mort-et-il-na-pas-dit-son-dernier-mot/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 16:14:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Morse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dès lors qu&#8217;on parle de &#171;&#160;livre enrichi&#160;&#187;, les passions se déchaînent, les têtes s&#8217;échauffent et les mots dépassent quelquefois la pensée. Le livre enrichi tel qu’il est aujourd’hui imaginé n’est ni plus ni moins que du web, qui lui-même a succédé aux premières applications interactives et hypertextuelles sur CD-ROM. Parler de livre augmenté, c’est donc [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dès lors qu&rsquo;on parle de <em>&laquo;&nbsp;livre enrichi&nbsp;&raquo;</em>, les passions se déchaînent, les têtes s&rsquo;échauffent et les mots dépassent quelquefois la pensée.</p>
<blockquote><p>Le livre enrichi tel qu’il est aujourd’hui imaginé n’est ni plus ni moins que du web, qui lui-même a succédé aux premières applications interactives et hypertextuelles sur CD-ROM. Parler de livre augmenté, c’est donc un truc marketing pour vendre ce qui jusque-là était diffusé gratuitement en ligne. À l’écriture graphique, on ajoute quelques add-ons des autres écritures, mais on n’invente pas une nouvelle écriture. Tirer plus loin le livre ce serait le pousser vers les jeux vidéo, le faire basculer dans un autre art.</p>
<p>Pas plus qu’au livre enrichi, je ne crois au livre interactif, à la lecture non linéaire.</p>
<p>Thierry Crouzet, <a href="http://blog.tcrouzet.com/2013/03/23/le-livre-augmente-est-une-impasse-marketing/" target="_blank">Le Livre enrichi est une impasse marketing</a></p></blockquote>
<p>Partisans et détracteurs de l&rsquo;enrichi se sont opposés l&rsquo;espace d&rsquo;une petite heure hier sur Twitter, dans une ambiance détendue mais néanmoins révélatrice du malaise ambiant. J&rsquo;en profite donc pour mettre les choses au clair au sujet de ce <em>mythe</em> qu&rsquo;est le livre enrichi, et de ce qu&rsquo;il est censé véhiculer.</p>
<p>Pour commencer, j&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;un malentendu strictement <em>lexical</em> existe. Petite explication.</p>
<p><a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.00.44.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2424" alt="Capture d’écran 2013-03-25 à 17.00.44" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.00.44.png" width="512" height="145" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Le &laquo;&nbsp;livre enrichi&nbsp;&raquo;: peut-être une appellation erronée?</h2>
<p>Pour parler d&rsquo;un concept, il faut des mots pour le définir, lui donner des limites: les américains ont choisi le terme d<em>&lsquo;enhanced ebooks</em> pour désigner ce que nous appelons &laquo;&nbsp;<em>livre enrichi</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Deux choses: d&rsquo;abord, on remarquera que le <em>enhanced</em> se réfère en anglais à <strong>l&rsquo;ebook </strong><em>(la publication numérique donc),</em> alors que  l&rsquo;<em>enrichi</em> s&rsquo;accole au <em>livre (de manière indifférente)</em>.</p>
<p>Chez les anglophones, on augmente donc <em>l&rsquo;ebook,</em> pas le livre en général. Et c&rsquo;est une grande différence, surtout dans un pays comme la France où l&rsquo;on sacralise le livre dans ce qu&rsquo;il a de plus noble. Le livre, en soi, ne peut fondamentalement être &laquo;&nbsp;amélioré&nbsp;&raquo;, puisque le livre est un concept vague qui englobe la bande-dessinée, le recueil de recettes de cuisine, la grande littérature en passant par toutes sortes de subtilités jusqu&rsquo;au codex, l&rsquo;incunable ou le <em>volumen</em>.</p>
<p>Soyons clairs sur un point: de la même manière que je vois pas comment on peut améliorer &laquo;&nbsp;le bois&nbsp;&raquo;, je ne vois pas comment on peut améliorer &laquo;&nbsp;le livre&nbsp;&raquo;. Le livre est une constante: l&rsquo;ebook en est une variation.</p>
<p>Donc petit aparté linguistique: il semblerait un peu plus cohérent de parler d&rsquo;ebook enrichi, plutôt que de livre enrichi&#8230;</p>
<p>Car d&rsquo;autre part, en anglais, <em>&laquo;&nbsp;enhanced&nbsp;&raquo;</em> a deux sens: il peut signifier <em>&laquo;&nbsp;amélioré&nbsp;&raquo;</em>, mais aussi <em>&laquo;&nbsp;augmenté&nbsp;&raquo;&#8230;  </em>là où <em>&laquo;&nbsp;enrichi&nbsp;&raquo;</em> a peut-être une connotation qualitative trop marquée. Ajouter une préface, une explication de texte, des notes, c&rsquo;est déjà du <em>&laquo;&nbsp;enhanced&nbsp;&raquo;</em>&#8230; et nous le faisons depuis des années, sans avoir attendu le numérique.</p>
<p>Fin de l&rsquo;intermède traduction. Peut-être la mésentente sur le mot, plutôt que sur le fond, peut expliquer quelques réticences.</p>
<p>Car l&rsquo;ebook<span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> enrichi ne prétend pas </span><em style="font-size: 13px; line-height: 19px;">améliorer</em><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> Shakespeare ou rendre la pensée de Nietzsche plus puissante. Ces auteurs s&rsquo;auto-suffisent, ainsi que beaucoup d&rsquo;autres. </span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Mais doit-on pour autant voir dans le livre un continent protégé et immuable? Je ne le pense pas. </span></p>
<p><a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.01.06.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2425" alt="Capture d’écran 2013-03-25 à 17.01.06" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.01.06.png" width="512" height="275" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Le mythe de l&rsquo;ebook enrichi déclinant</h2>
<p>Tous les deux jours, un article paraît sur la toile pour promettre la mort de l&rsquo;ebook enrichi, un concept tué dans l&rsquo;oeuf et voué à l&rsquo;oubli. &laquo;&nbsp;<em>Sacré parmi les sacrés, le livre se suffit à lui-même et n&rsquo;a pas besoin de toutes ces fanfreluches pour exister.&nbsp;&raquo;</em> Quoi? Insérer une vidéo au milieu de L<em>a Légende des Siècles</em>? Mais vous n&rsquo;y pensez pas!</p>
<p>Alors oui: Victor Hugo n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;un <em>lolcat</em> pour faire briller sa puissance évocatrice.</p>
<p>En revanche, j&rsquo;invoque le manque d&rsquo;imagination. Car si Corneille avait pu utiliser de la vidéo lors des représentations du Cid&#8230; <em>qui nous donne la certitude qu&rsquo;il ne l&rsquo;aurait pas fait? </em></p>
<p>Réduire l&rsquo;ebook enrichi<em> (je déteste ce mot, et j&rsquo;espère qu&rsquo;il disparaîtra rapidement au profit de celui, plus généraliste, d&rsquo;ebook tout simplement)</em> à mettre une vidéo entre deux chapitres, insérer un grincement de porte en fond sonore et faire joujou avec un bonhomme qui fait coucou montre de façon assez évidente combien peu de gens se sont véritablement rendu compte du potentiel de ce que, par commodité, nous appelons l&rsquo;ebook enrichi.</p>
<p>Non, l&rsquo;ebook enrichi, ce n&rsquo;est pas ça. Ce n&rsquo;est pas <em>que</em> ça. Et le penser, c&rsquo;est encore une fois faire preuve d&rsquo;un flagrant défaut d&rsquo;imagination, d&rsquo;une certaine méconnaissance technique ou d&rsquo;un mépris aggravé&#8230; voire des trois en même temps.</p>
<p>Il est un sport français: celui de se fermer des portes que l&rsquo;on n&rsquo;a même pas encore pris la peine d&rsquo;essayer d&rsquo;ouvrir proprement.  Alors par commodité, on invoque la mort de l&rsquo;ebook enrichi, là où les expérimentations en sont encore à leurs débuts et qu&rsquo;à part quelques exceptions notables, rien ne sort encore vraiment du lot.</p>
<p>Mais imaginez un instant qu&rsquo;au motif de n&rsquo;en avoir pas vendu tout de suite des centaines de milliers, Gutenberg ait décidé de mettre sa presse dans une benne à ordures de Mayence. Imaginez que Nokia se soit contenté d&rsquo;essayer vaguement le concept de téléphone portable avant de décréter, 6 mois plus tard, que c&rsquo;était un échec et qu&rsquo;il fallait arrêter la production. Ou que seulement parce qu&rsquo;on ne pouvait pas faire grand-chose de plus qu&rsquo;une simple opération arithmétique avec un ordinateur au début, IBM ait jeté l&rsquo;éponge et se soit contenté de faire des calculatrices.</p>
<p>Une technologie, quelle qu&rsquo;elle soit, demande un temps d&rsquo;adaptation, de sondage, de tests. L&rsquo;ebook homothétique est encore pour 90% de la population mondiale une révolution technologique sans précédent et on voudrait nous faire croire que l&rsquo;ebook enrichi est à l&rsquo;agonie. Ha! Mais personne n&rsquo;a encore vu 10% de ce que l&rsquo;ebook nous réserve dans les prochaines années !</p>
<p><a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.00.31.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2423" alt="Capture d’écran 2013-03-25 à 17.00.31" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.00.31.png" width="509" height="149" /></a></p>
<p>Il est d&rsquo;ailleurs curieux de voir que les détracteurs de l&rsquo;enrichi sont souvent, par ailleurs, actifs dans le domaine de l&rsquo;ebook, et crient au scandale quand Frédéric Beigbeder lance diatribe sur diatribe contre les publications numériques. Mesdames et messieurs, il ne s&rsquo;agit pas de reporter le mépris sur un autre secteur, et dire que l&rsquo;ebook enrichi est moins<em> &laquo;&nbsp;noble&nbsp;&raquo;</em> que l&rsquo;ebook homothétique. On marcherait sur la tête!</p>
<p>Si l&rsquo;on ne demande pas à <em>tous</em> les ebooks d&rsquo;être enrichis, on peut légitimement avancer l&rsquo;idée que <em>certains</em> ebooks méritent de l&rsquo;être&#8230; puisque conçus ainsi dès le départ. Il y a de la place pour toutes les créations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La palette des enrichissements</h2>
<p>Oui, l&rsquo;enrichi est simplement un autre mot pour décrire&#8230; un vaste océan de possibilités.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2419" alt="Capture d’écran 2013-03-25 à 17.01.22" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.01.22.png" width="509" height="90" /></p>
<p>Qu&rsquo;on y réfléchisse: en soi, une image cliquable, c&rsquo;est déjà de l&rsquo;enrichi. Une note de bas de page reliée par une balise de lien, c&rsquo;est déjà de l&rsquo;enrichi&#8230; dans le sens où malgré tous nos efforts, il ne sert à rien — sur la version papier de l&rsquo;ouvrage — d&rsquo;appuyer sur le numéro de la note pour aller automatiquement à la page correspondante. Le lien — <em>l&rsquo;hyperlink</em> — est en soi une forme d&rsquo;enrichissement&#8230; et tout le monde concède que l&rsquo;hyperlink est une avancée notable en matière de publication numérique. Mais l&rsquo;enrichi n&rsquo;est bien entendu pas cantonné aux simples liens.</p>
<p>Je ne vais pas refaire le topo de l&rsquo;enrichi: tout le monde le connait.</p>
<ul>
<li><span style="line-height: 12.986111640930176px;">multimédia natif, via les balises HTML5 &lt;audio&gt; et &lt;video&gt;</span></li>
<li>read-aloud, synchronisation text-to-speech</li>
<li>animations CSS3</li>
<li>implémentation du Javascript, dont les possibilités sont presque infinies en terme d&rsquo;interactivité: multiversioning, langues, mini-jeux, drag n&rsquo;drop, géolocalisation, contextualisation, personnalisation du contenu, etc</li>
<li>mémorisation via cookies ou <em>localstorage </em>(HTML5)</li>
</ul>
<p>Et ce n&rsquo;est qu&rsquo;un début, puisqu&rsquo;ici nous ne faisons qu&rsquo;utiliser le support &laquo;&nbsp;livre&nbsp;&raquo; pour lui <em>ajouter</em> quelque chose. Les choses deviendront beaucoup plus intéressantes lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agira de publier des oeuvres <em>pensées</em> pour le numérique.</p>
<p>La palette s&rsquo;étoffe, comme le langage: certains mots disparaissent, d&rsquo;autres apparaissent, se combinent ou tout simplement sont mis en lumière. Tout comme un peintre aura toujours besoin de nouvelles nuances de couleurs, un auteur — quel que soit le support qu&rsquo;il utilise — aura toujours besoin de nouveaux mots&#8230; ou de nouvelles manières de retranscrire ses émotions.</p>
<p><a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.01.53.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2421" alt="Capture d’écran 2013-03-25 à 17.01.53" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.01.53.png" width="505" height="103" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La substitution à l&rsquo;imaginaire et l&rsquo;écueil financier</h2>
<p>Personne ne demande aux éditeurs ou aux auteurs de devenir réalisateurs de cinéma, cascadeurs, musiciens ou artistes plasticiens. Ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;un metteur en scène utilise la vidéo dans sa pièce du Festival Off d&rsquo;Avignon que la Comédie Française doit OBLIGATOIREMENT <em>(par un effet levier dont le sens m&rsquo;échapperait)</em> inclure de la vidéo dans sa prochaine représentation du Malade imaginaire: cela ne fonctionne pas comme cela. La création utilise plusieurs vecteurs et il n&rsquo;y a qu&rsquo;une vérité: la pertinence.</p>
<p>A tout moment, le créateur de livre enrichi doit se poser la question: est-ce nécessaire?</p>
<p>Dois-je obligatoirement insérer cette vidéo de mon chat entre deux chapitres? Probablement pas.</p>
<p>Qui cela intéressera d&rsquo;entendre le &laquo;&nbsp;cuicui&nbsp;&raquo; des oiseaux à cette page? Personne&#8230; sauf si c&rsquo;est un livre destiné aux passionnés d&rsquo;ornithologie, non? J&rsquo;ai le souvenir d&rsquo;un livre de ce genre qui avait plutôt bien fonctionné du temps où j&rsquo;étais libraire, et qui proposait un CD pour accompagner la lecture des descriptions des différents oiseaux. Un livre enrichi? Bingo!</p>
<p>D&rsquo;abord, donc, la pertinence.</p>
<p>Nous entendons souvent l&rsquo;argument de la substitution à l&rsquo;imaginaire. Oui, mettre en scène le personnage de votre roman préféré dans une vidéo plaque une réalité sur une image fantasmée. Mais ce n&rsquo;est pas pire qu&rsquo;une couverture illustrée avec ce même visage de votre héros préféré, non? Qu&rsquo;un film réalisé à partir de ce livre?</p>
<p>Quoi qu&rsquo;il en soit l&rsquo;imaginaire l&rsquo;emporte toujours. Il est plus fort que n&rsquo;importe quelle image. Qui se souvient que dans le livre de Bram Stoker, Dracula porte une moustache? Pas grand-monde. L&rsquo;imaginaire collectif préfère le voir autrement.</p>
<p><a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.10.56.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2426" alt="Capture d’écran 2013-03-25 à 17.10.56" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.10.56.png" width="507" height="81" /></a></p>
<p>Comme le cinéma n&rsquo;a pas remplacé le théâtre, comme les disques n&rsquo;ont pas remplacé les concerts et comme la vidéo n&rsquo;a pas <em>tué les radio stars</em>, les différentes formes de création peuvent coexister.</p>
<p>Fabriquer une vidéo hollywoodienne coûte cher et ne sera accessible qu&rsquo;à de grosses productions. Produire des histoires multimédia demandera toujours plus d&rsquo;efforts — financiers et logistiques — qu&rsquo;un texte nu.</p>
<p><a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.01.39.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2420" alt="Capture d’écran 2013-03-25 à 17.01.39" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.01.39.png" width="509" height="87" /></a></p>
<p>Mais à bien y réfléchir, avec nos ordinateurs, nos tablettes et nos liseuses&#8230; nous sommes déjà des vidéastes en puissance, des photographes amateurs, des programmeurs bidouilleurs&#8230; Personne ne vous oblige à mettre de la vidéo dans un texte. Mais si des artistes talentueux ont envie d&rsquo;essayer de raconter des histoires <em>autrement</em>, pour toucher un public plus vaste ou simplement différent, pourquoi s&rsquo;y opposer?</p>
<p>Ce qui va dans le sens de la création originale ne peut être que bénéfique.</p>
<p>Et surtout: qui vous oblige à faire de l&rsquo;enrichi? Ce n&rsquo;est pas <em>OBLIGATOIRE. </em>On s&rsquo;est passé du multimédia pendant des centaines, voire des milliers d&rsquo;années <em>(quoique ce point soit discutable)</em>. Je pense que beaucoup d&rsquo;entre nous feront encore l&rsquo;impasse dessus dans les prochaines années, et tant mieux. Je ne tiens à ce que le paysage littéraire devienne un feu d&rsquo;artifice 24/7.</p>
<p><a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.11.44.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2427" alt="Capture d’écran 2013-03-25 à 17.11.44" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.11.44.png" width="507" height="82" /></a></p>
<h2>Mais laisser les portes ouvertes à la création et à l&rsquo;innovation</h2>
<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;être un peu malin et de penser des solutions qui iront dans le sens d&rsquo;une création riche, abondante et multi-plateformes.</p>
<p>L&rsquo;avenir — beaucoup s&rsquo;accordent à le dire — est dans le transmédia: une histoire commence sur votre smartphone, se poursuit sur votre tablette, continue sur votre ordinateur et se synchronise avec votre position géographique tout en revenant dans votre liseuse, sans se copier, mais en se complétant. Grâce au HTML5 entre autres, la narration n&rsquo;en est qu&rsquo;aux débuts de sa mutation. Elle se fondra bientôt dans le web et l&rsquo;enrichi perdra vite son qualificatif — son <em>ostracisation</em> — pour simplement devenir partie intégrante de la palette offerte aux créateurs d&rsquo;histoires. Seront-ils écrivains, metteurs en scène, graphiste, musicien, poète? Peu importe: l&rsquo;essentiel est qu&rsquo;ils s&rsquo;expriment sans entraves. On veut bien aller voir une exposition de Klein, mais il ne s&rsquo;agirait pas de n&rsquo;utiliser que du bleu pour chaque toile peinte.</p>
<p><a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.13.28-1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2428" alt="Capture d’écran 2013-03-25 à 17.13.28 1" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.13.28-1.png" width="512" height="103" /></a></p>
<p>Est-ce que cela veut dire que l&rsquo;alexandrin disparaîtra? Non.</p>
<p>Est-ce que cela veut dire que tous les livres deviendront des jeux vidéo? Non plus.</p>
<p>Est-ce que ça veut dire que j&rsquo;aurais autant de plaisir à lire un poème de Michaux dans 50 ans? Oui. Sans aucun doute possible.</p>
<p>En conclusion, cela ne veut <em>(surtout)</em> pas dire que le texte seul est bon à mettre à la poubelle : simplement que les auteurs — les créateurs d&rsquo;univers — ont gagné plusieurs cordes à leur arc avec les possibilités du numérique et de l&rsquo;enrichi.  Nous attendons encore que quelqu&rsquo;un nous prouve qu&rsquo;on peut produire une oeuvre multi-format / multi-support / multimédia de qualité, qui soit pensée nativement pour cela et qui n&rsquo;ait de sens que dans sa globalité. Mais ce n&rsquo;est pas parce que cette grande oeuvre n&rsquo;est pas encore été créée que tout le concept de l&rsquo;enrichi est à revoir. Souvenez-vous qu&rsquo;en d&rsquo;autres temps, on considérait le livre de poche — de par son simple format — comme de la sous-littérature, le roman policier comme une dépravation morbide et la bande dessinée comme un passe-temps d&rsquo;abrutis.</p>
<p><a href="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.30.42.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2434" alt="Capture d’écran 2013-03-25 à 17.30.42" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/03/Capture-d’écran-2013-03-25-à-17.30.42.png" width="511" height="85" /></a></p>
<p>Ne pensez pas &laquo;&nbsp;livre&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pensez &laquo;&nbsp;histoires&nbsp;&raquo;. Celles que nous connaissons, bien sûr, et qui se suffisent à elles-mêmes. Mais aussi celles que <em>nous n&rsquo;avons pas encore racontées. </em></p>
<p>En toutes choses, je prône l&rsquo;imagination. Il ne faut pas fermer les portes, mais les laisser ouvertes&#8230; et voir qui les passera.</p>
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		<title>EPUB: la mort annoncée d&#8217;un format</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 08:20:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Morse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a un débat qui fait rage outre-atlantique et qui commence à pointer le bout de son nez ici: je veux parler de la pérennité du format EPUB face à de potentiels concurrents, avec en première ligne le HTML comme "remplaçant plus performant". Petit point technique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un débat qui fait rage outre-atlantique et qui commence à pointer le bout de son nez ici: je veux parler de la pérennité du format EPUB face à de potentiels concurrents, avec en première ligne le HTML comme &laquo;&nbsp;remplaçant plus performant&nbsp;&raquo;.<br />
&nbsp;<br />
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm5.staticflickr.com/4042/5145398721_8f016c2eda_z.jpg"><img alt="" src="http://farm5.staticflickr.com/4042/5145398721_8f016c2eda_z.jpg" width="640" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Kodomut &#8211; Flickr Creative Commons</p></div><br />
&nbsp;</p>
<h2>Un petit (mais nécessaire) point technique</h2>
<p>Soyons clairs: entre EPUB et HTML, il n&rsquo;y a pas fondamentalement de différence. Le format EPUB est une sorte de fichier d&rsquo;archives qui encapsule lui-même des fichiers HTML, XML et CSS. Le EPUB, c&rsquo;est donc <strong>déjà</strong> du HTML. La seule &laquo;&nbsp;différence&nbsp;&raquo; entre les deux, si l&rsquo;on peut dire (même si ça revient à dire que l&rsquo;eau est fondamentalement différente de l&rsquo;être humain&#8230; alors qu&rsquo;elle en compose la majeure partie), c&rsquo;est que le EPUB est <em>offline.</em> Il permet d&rsquo;accéder à des contenus HTML en les téléchargeant sur un appareil fixe ou mobile, qui n&rsquo;a ensuite plus besoin d&rsquo;être connecté au web pour en afficher la source. En gros, cela revient à enregistrer l&rsquo;intégralité d&rsquo;un site web pour pouvoir le consulter hors-ligne <em>(ce que la fonction Liste de Lecture sur iOS le propose déjà d&rsquo;ailleurs)</em>. Donc HTML n&rsquo;est pas à mettre en opposition avec EPUB. Il s&rsquo;agit de la même chose, fondamentalement: c&rsquo;est juste le mode de consultation (connexion/pas connexion) qui est différent.</p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<h2>La vraie différence: des systèmes de lecture plus ou moins performants</h2>
<p>HTML n&rsquo;est donc pas plus performant que EPUB: il n&rsquo;y a que des applications de lecture qui exploitent plus ou moins bien le EPUB. Par exemple, il est possible de faire beaucoup plus de choses en matière d&rsquo;interactivité et de multimédia avec iBooks qu&rsquo;avec Aldiko <em>(c&rsquo;est un exemple, et je sais qu&rsquo;il agacera, mais j&rsquo;aurais aussi bien pu citer Bluefire ou même le système Kindle, très brouillon).</em> Le problème ne provient pas de &laquo;&nbsp;est-ce que c&rsquo;est un fichier EPUB ou HTML?&nbsp;&raquo;: c&rsquo;est juste que les applications de lecture ne gèrent pas le code de la même manière. C&rsquo;est un peu comme la vieille bataille <em>&laquo;&nbsp;Internet Explorer contre le reste du monde&nbsp;&raquo;</em> dans le domaine des web-designers: le problème, c&rsquo;est que le manque de compatibilité et de performances tire la production vers le bas.</p>
<p><div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm8.staticflickr.com/7269/6972694584_c3e3d9b22a_z.jpg"><img alt="" src="http://farm8.staticflickr.com/7269/6972694584_c3e3d9b22a_z.jpg" width="640" height="480" /></a><p class="wp-caption-text">Sean MacEntee &#8211; Flickr Creative Commons</p></div><br />
&nbsp;</p>
<h2>Le choix cornélien des éditeurs</h2>
<p>Si le EPUB <em>(et particulièrement l&rsquo;EPUB3)</em> est la règle aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est parce que l&rsquo;industrie du livre est dans une phase de transition.</p>
<p>Nous vendons des contenus dématérialisés de manière skeuomorphiste, c&rsquo;est à dire que nous reproduisons l&rsquo;achat d&rsquo;un livre &laquo;&nbsp;physique&nbsp;&raquo; via le téléchargement d&rsquo;un EPUB. La dématérialisation totale — qui impliquerait de ne plus télécharger mais simplement de consulter en ligne — est une <em>limite psychologique que tout le monde n&rsquo;est pas prêt à dépasser</em>. De plus, il n&rsquo;existe pas encore de système satisfaisant pour protéger du contenu HTML. Il n&rsquo;y a à l&rsquo;heure actuelle que deux alternatives: soit déposer son contenu en ligne et l&rsquo;offrir au tout venant, soit bloquer l&rsquo;accès à ce contenu via la création d&rsquo;un compte, avec mot de passe et tout ce que ça implique, contre paiement ou abonnement. Le EPUB est encore une manière lisible pour le consommateur de savoir ce qu&rsquo;il achète: on dépense une somme d&rsquo;argent fixée par l&rsquo;auteur ou l&rsquo;éditeur pour un contenu fixe. Mais la musique a déjà fait le pas avec le streaming à la Spotify. Il n&rsquo;y a pas de raison que cela ne touche pas le livre.</p>
<p>Les modèles économiques viendront en temps voulu, petit à petit, par paliers de test. Et surtout il demeureront — dans un premier temps —complémentaires des modes de vente d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><div class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://farm4.staticflickr.com/3603/3444263586_962a5464fd.jpg"><img alt="" src="http://farm4.staticflickr.com/3603/3444263586_962a5464fd.jpg" width="500" height="351" /></a><p class="wp-caption-text">Matrixizationized &#8211; Flickr Creative Commons</p></div><br />
&nbsp;</p>
<h2>Passer au tout HTML: une transition inévitable à terme</h2>
<p>Car en revanche, les problèmes soulevés par les performances des applications de lecture seraient immédiatement balayés. En consultant les livres directement dans le navigateur, plus de problème réel de compatibilité: tout le monde serait sur un pied d&rsquo;égalité. En somme, le métier d&rsquo;ebook-designer se rapproche chaque jour un peu plus de celui de web-designer. Aucune différence de coût entre les deux, puisque le processus est le même. Cela rétablira peut-être d&rsquo;ailleurs la balance: aujourd&rsquo;hui, on fabrique des EPUB à la chaine pour des coûts dérisoires. Quand il faudra les afficher dans un navigateur, ce genre de subterfuge grossier disparaitra, comme plus personne n&rsquo;utilise les générateurs de sites web à la volée. Pourquoi? Parce que c&rsquo;est <em>moooooche.</em><br />
Mais dans la bataille qui se joue, il y a une bonne nouvelle, <em>voire même une très bonne nouvelle,</em> très importante à entendre pour les éditeurs: <strong>en faisant le choix de l&rsquo;EPUB, ils investissent dans le HTML</strong> et seront prêts à dégainer lorsque les systèmes de lecture online feront leur apparition. En effet, ils n&rsquo;auront qu&rsquo;à &laquo;&nbsp;dézipper&nbsp;&raquo; leurs EPUB pour obtenir le HTML source, sans aucune transformation. On n&rsquo;est donc pas dans une rupture totale, comme pour le DVD et le Blu-Ray: juste dans une continuité qui se fera dans la fluidité la plus totale.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm7.staticflickr.com/6118/6369792721_73316d217c_z.jpg"><img alt="" src="http://farm7.staticflickr.com/6118/6369792721_73316d217c_z.jpg" width="640" height="331" /></a><p class="wp-caption-text">Phil Campbell &#8211; Flickr Creative Commons</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Une révolution en marche&#8230; dont nous n&rsquo;avons pas les clefs</h2>
<p>Rassurez-vous<em> (ou pas):</em> au final ce ne seront pas les éditeurs qui décideront de cette transition, mais plutôt les opérateurs de téléphonie mobile.</p>
<p>En effet, le jour où votre téléphone portable ou votre tablette seront vendus avec une connexion illimitée et permanente, alors cela aura du sens de mettre votre bibliothèque complètement en ligne. J&rsquo;entends déjà les protestations:<em> un monde perpétuellement connecté, quel enfer! </em>Pas faux en soi, mais parce qu&rsquo;on calque les peurs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sur les nécessités de demain. Entendons-nous bien: je parle d&rsquo;un futur à moyen terme, d&rsquo;ici 10 ou 15 ans. Mais cette transformation arrivera un jour ou l&rsquo;autre, car tôt ou tard nos appareils n&rsquo;auront de sens et d&rsquo;utilité que perpétuellement connectés à haute vitesse&#8230; On se demandera alors comment les gens pouvaient utiliser des outils non-connectés.</p>
<p>L&rsquo;encapsulage offline du EPUB devenant donc optionnel, puisque vous pourrez toujours rester connecté <em>(même dans le train, à 10.000 mètres au-dessus du sol dans un avion entre Paris et Hong-Kong, dans le métro, dans votre maison de campagne isolée et dans laquelle il faut secouer le téléphone pour capter du réseau aujourd&rsquo;hui&#8230;)</em>  les lecteurs se tourneront vers la consultation dite &laquo;&nbsp;en ligne&nbsp;&raquo;&#8230; qui ne sera plus vraiment &laquo;&nbsp;en ligne&nbsp;&raquo; puisque de toute façon, le système sera construit sur un modèle prévu pour ne laisser aucune alternative à la connexion. Et puis quoi? Vos sites internet, ils sont bien en ligne, non?</p>
<p>Mais vous allez voir qu&rsquo;à ce moment-là, des nostalgiques du EPUB feront leur apparition. <img src='http://blog.walrus-books.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<item>
		<title>Plongée sur R&#8217;Lyeh: un livre dont vous êtes le héros&#8230; tentaculaire!</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 10:14:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Morse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cela faisait longtemps qu&#8217;on ne vous avait rien proposé avec des nazis et des tentacules. Ça vous manquait? Pas de problème, le Morse est là! Et avec lui Loïc Richard, auteur talentueux et à l&#8217;imagination débridée qui nous offre avec cette &#171;&#160;Plongée sur R&#8217;Lyeh&#160;&#187; un voyage terrifiant dans lequel votre claustrophobie ne sera clairement pas [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-large wp-image-2382" alt="rlyeh-apple" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/02/rlyeh-apple-706x1024.jpg" width="706" height="1024" /></p>
<p>Cela faisait longtemps qu&rsquo;on ne vous avait rien proposé avec des nazis et des tentacules. Ça vous manquait? Pas de problème, le Morse est là! Et avec lui Loïc Richard, auteur talentueux et à l&rsquo;imagination débridée qui nous offre avec cette &laquo;&nbsp;Plongée sur R&rsquo;Lyeh&nbsp;&raquo; un voyage terrifiant dans lequel votre claustrophobie ne sera clairement pas un avantage. Petit Résumé.</p>
<blockquote><p>Mars 1938. L&rsquo;Allemagne est sur le pied de guerre et l&rsquo;Europe à l&rsquo;aube d&rsquo;un embrasement fatal. Malheureusement pour le lieutenant Dieter Neuer — allemand certes, mais sûrement pas nazi — cette situation critique est encore sur le point d&rsquo;empirer lorsqu&rsquo;il apprend qu&rsquo;il est affecté à une mission d&rsquo;exploration qui semble particulièrement tenir à coeur au Führer: un voyage en plein Pacifique à bord d&rsquo;un sous-marin ultra-perfectionné spécialement affrêté pour l&rsquo;occasion, navigant vers l&rsquo;inconnu à la recherche de&#8230; à la recherche de quoi, déjà? Les instructions sont claires: la mission est top secrète.</p>
<p>Mais si Neuer en sait un peu plus que nous, c&rsquo;est aussi et surtout parce qu&rsquo;il est une taupe, agissant au sein de l&rsquo;armée allemande pour le compte des Veilleurs, une organisation ésotérique chargée de maintenir la paix sur le globe. L&rsquo;ambition d&rsquo;Hitler est claire: grâce à ses chercheurs déments, le dictateur sanguinaire a découvert l&rsquo;emplacement de la mystérieuse et terrifiante cité sous-marine de R&rsquo;Lyeh. Oui, vous avez bien entendu: là où sommeille le puissant Cthulhu. S&rsquo;il venait à le réveiller, ce serait alors l&rsquo;Apocalypse assurée.</p></blockquote>
<p>Alors? Prêt à relever le défi? Car &laquo;&nbsp;Plongée sur R&rsquo;Lyeh&nbsp;&raquo; est un Livre dont vous êtes le Héros dans lequel vous incarnerez le lieutenant Dieter Neuer. À vous de faire les bons choix, d&rsquo;agir en toute discrétion, et surtout de faire de votre mieux pour qu&rsquo;Hitler ne relâche pas le monstre légendaire de sa prison aquatique!</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2383" alt="800Demi02" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/02/800Demi02.jpg" width="800" height="632" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Magnifiquement illustré par <a href="http://www.eacone.com/" target="_blank">Eacone</a>, dont la patte graphique transcende littéralement le récit, cette aventure vous sera peut-être fatale. Attention aux pièges disséminés un peu partout, et n&rsquo;oubliez pas: ne faites confiance à personne!</p>
<p>Disponible au doux prix de 3,99€ chez votre librairie numérique préféré, vous ne pourrez plus le lâcher avant d&rsquo;être arrivé au bout! Mais trouverez-vous la bonne fin, ou aboutirez-vous sur l&rsquo;une des nombreuses fins alternatives qui jalonnent le récit. Seule la lecture du livre vous le dira&#8230; à vos risques et périls!</p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="float: left; width: 19%;"><a href="http://www.amazon.fr/dp/B00BMOCEOS" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-402" alt="amazon" src="http://www.neiljomunsi.com/wp-content/uploads/2013/02/amazon.jpg" width="100" height="100" /></a></div>
<div style="float: left; width: 19%;"><a href="http://www.kobobooks.fr/ebook/a/book-spE69sMXm0WEl-X6ihVtRA/page1.html" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-407" alt="kobo" src="http://www.neiljomunsi.com/wp-content/uploads/2013/02/kobo1.jpg" width="100" height="100" /></a></div>
<div style="float: left; width: 19%;"><a href="https://itunes.apple.com/fr/book/id610317374" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-409" alt="apple" src="http://www.neiljomunsi.com/wp-content/uploads/2013/02/apple.jpg" width="100" height="100" /></a></div>
<div style="float: left; width: 19%;"></div>
<div style="float: left; width: 19%;"></div>
<div style="float: left; width: 19%;"></div>
<div style="float: left; width: 19%;"><a href="http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782363761941/plongee-sur-r-lyeh" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-413" alt="immateriel" src="http://www.neiljomunsi.com/wp-content/uploads/2013/02/immateriel.jpg" width="100" height="100" /></a></div>
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		<title>Ebook: Toxic épisode 2 (Site-B) est sorti!</title>
		<link>http://blog.walrus-books.com/2013/02/01/toxic2/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Feb 2013 08:04:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Morse</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Publication]]></category>
		<category><![CDATA[aliens]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
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		<category><![CDATA[zombie]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Ça y est, il est enfin sorti! Toxic épisode 2 nous invite à suivre la suite du périple de ces humains survivants au mystérieux virus Zombie, mais aussi de celui de nos chers amis aliens!  &#160; Si seulement les morts-vivants avaient été le seul problème de l&#8217;humanité…  &#160; Petit rappel: La race humaine tente [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2347" alt="SD-toxic2" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/01/SD-toxic2.jpg" width="689" height="1000" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ça y est, il est enfin sorti! Toxic épisode 2 nous invite à suivre la suite du périple de ces humains survivants au mystérieux virus Zombie, mais aussi de celui de nos chers amis <em>aliens! </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Si seulement les morts-vivants avaient été le seul problème de l&rsquo;humanité… </em></p>
<div></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Petit rappel:</strong> La race humaine tente vaille que vaille de survivre au sein de poches de résistance dispersées. La Terre n&rsquo;est plus qu&rsquo;un vaste champ de ruines aux ressources de plus en plus rares. Pour en arriver à un tel cauchemar, notre monde aura dû affronter deux fléaux: un virus inconnu et dévasteur a d&rsquo;abord décimé la population — la transformant en hordes de zombies — puis débarquèrent des étoiles ceux qui auraient pu être les sauveurs : une armada extra-terrestre. Hélas, pour ces <em>aliens</em>, les hommes ne sont que du bétail dont la chair est un mets des plus appréciés outre-espace&#8230; à condition qu&rsquo;ils ne soient pas contaminés! Car transformés en morts-vivants, les humains n&rsquo;ont plus aucune valeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans cet épisode 2, la course poursuite continue! Pris au milieu de la tourmente, le petit groupe de survivants se met en quête d&rsquo;un antidote au virus zombie et compte désormais un nouveau membre: la petite Alison, une fillette terrifiée dont le père a été transformé en monstre décérébré et que Masters et Elaine ont décidé de prendre sous leur aile. En effet l&rsquo;homme semble avoir de son vivant caché d&rsquo;importants secrets concernant le virus originel. A-t-il pris une part active dans sa création? En quoi consiste ce mystérieux Site-B vers lequel tous se dirigent désormais? Mais la vérité n&rsquo;est pas prête d&rsquo;éclater&#8230; surtout quand même parmi les membres du groupe, certains détiennent de coupables secrets.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant ce temps Jave et Naakrit, témoins extraterrestres du drame qui menace leurs ressources alimentaires, n&rsquo;en finissent pas de chercher une solution à la contamination. Leurs investigations piétinent, et il semblerait même que Jave manifeste une certaine forme de compassion pour la nourriture. Quels que soient les mystérieuses intentions qui l&rsquo;animent, elles ne sont pas du tout au goût de Naakrit. C&rsquo;en serait même presque louche&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Quel espoir peut bien guider ceux qui survivent au milieu de cet enfer ? </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">Toxic — épisode 2 — est disponible à 1,49€  chez toutes les bonnes librairies:</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782363761934/toxic-episode-2" target="_blank">Immatériel</a>  — <a href="https://itunes.apple.com/fr/book/toxic-episode-2/id598575795?mt=11" target="_blank">Apple iBookstore</a> — <a href="http://www.amazon.fr/Toxic-%C3%A9pisode-2-Site-B-ebook/dp/B00B8QIR64/ref=sr_1_2?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1359724798&amp;sr=1-2" target="_blank">Amazon  Kindle</a> — <a href="http://www.kobobooks.fr/ebook/Toxic-%C3%A9pisode-2/book-VMtLVSkFpECAXcMVc9mpYg/page1.html?s=D5u5WJ1gGEW-fAYvOZEyOg&amp;r=2" target="_blank">Kobo</a> — etc</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2348" alt="thumb-toxic" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/01/thumb-toxic.jpg" width="300" height="435" /></p>
<p style="text-align: center;">Et n&rsquo;oubliez pas: l&rsquo;épisode 1 est toujours gratuit! A télécharger ici:</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782363761880/toxic-episode-1" target="_blank">Immatériel</a> – <a href="https://itunes.apple.com/fr/book/id584732952" target="_blank">Apple iBookstore</a> – <a href="http://www.amazon.fr/dp/B00AIK36L2" target="_blank">Amazon Kindle</a> – <a href="http://www.kobobooks.com/ebook/a/book-BT9OGGowyk-Bs6hqIiOVLg/page1.html" target="_blank">Kobo</a> — etc</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ebooks: pourquoi vous ne pouvez (devez) pas faire confiance à vos logiciels</title>
		<link>http://blog.walrus-books.com/2013/01/29/ebooks-wysiwy/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Jan 2013 11:26:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Morse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Ebook World]]></category>
		<category><![CDATA[EPUB school]]></category>
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		<category><![CDATA[Technique]]></category>
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		<category><![CDATA[indesign]]></category>
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		<category><![CDATA[maquette]]></category>
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		<description><![CDATA[Quand on parle édition numérique et spécialement fabrication, il y a un logiciel qui revient sans cesse. InDesign.

Normal, puisque le logiciel d'Adobe est confortablement installé dans les processus de fabrication des éditeurs — presque autant que Photoshop et Illustrator chez les graphistes — et que les maquettes papier sont la plupart du temps réalisées à l'aide de cet outil.

Mais InDesign est un logiciel dit "WYSIWYG". Quid? En bon français, il s'agit de l'abréviation de "What you see is what you get": en somme, cela veut dire que ce vous voyez à l'écran, le logiciel le transforme en code informatique pour le reproduire exactement à l'image de ce que vous lui avez demandé. Et c'est là que les problèmes commencent. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quand on parle édition numérique et spécialement <em>fabrication</em>, il y a un logiciel qui revient sans cesse. <strong>InDesign.</strong></p>
<p>Normal, puisque le logiciel d&rsquo;Adobe est confortablement installé dans les processus de fabrication des éditeurs — <em>presque autant que Photoshop et Illustrator chez les graphistes</em> — et que les maquettes papier sont la plupart du temps réalisées à l&rsquo;aide de cet outil.</p>
<p>Mais InDesign est un logiciel dit <strong>&laquo;&nbsp;WYSIWYG&nbsp;&raquo;</strong>.<em> Quid?</em></p>
<p>En bon français, il s&rsquo;agit de l&rsquo;abréviation de <em>&laquo;&nbsp;What you see is what you get&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;Ce que vous voyez est ce que vous obtenez&nbsp;&raquo;).</em></p>
<p>En somme cela veut dire que la page que vous voyez à l&rsquo;écran sera transformée en code informatique par le logiciel, qui la reproduira à l&rsquo;image exacte de la version écran. Donc de <strong>ce que vous lui avez demandé. </strong></p>
<p><em>Et c&rsquo;est là que les problèmes commencent. </em></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm7.staticflickr.com/6154/6223115678_077f2b147c_z.jpg"><img alt="" src="http://farm7.staticflickr.com/6154/6223115678_077f2b147c_z.jpg" width="640" height="439" /></a><p class="wp-caption-text">MacWrite Pic 2 &#8211; Flickr &#8211; by Feeling My Age</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Le problème des WYSIWYG</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le problème des outils informatiques comme Indesign, c&rsquo;est que ces logiciels vous font<em> — à nous, humains —</em> <strong>une confiance aveugle.</strong> Ils partent du principe que toutes les instructions que nous leur donnons sont <strong>justes</strong> et qu&rsquo;elles en sont en aucun cas le fruit de <em>bidouilles,</em> de <em>corrections à l&rsquo;arraché</em> ou de <em>manipulations hasardeuses.</em> En gros, le logiciel exécute tout ce que vous lui ordonnez de faire sans se poser de questions&#8230;</p>
<p>Et nous savons tous que lors de la création d&rsquo;une maquette, certains arrangements plus ou moins autorisés avec la réalité sont utilisés. Mais si, vous voyez de quoi je parle&#8230; <em>Ne faites pas semblant, voyons, ça devient puéril. </em></p>
<p>Ces &laquo;&nbsp;corrections&nbsp;&raquo; peuvent se manifester de plusieurs manières. Par exemple:</p>
<ul>
<li>utiliser des espaces insécables pour créer un alinéa, ou une marge&#8230; ou encore pire, une liste à puces.</li>
<li>changer de typo à certains endroits, pour des questions de fluidité dans la maquette.</li>
<li>couper du texte en colonne de façon graphique, et non de façon sémantique, de sorte que pour le logiciel, le colonage n&rsquo;est pas le même texte découpé en deux mais deux textes différents</li>
<li>augmenter la taille de la police principale, voire la mettre en gras, plutôt que de la baliser en titre h1, h2, etc&#8230;</li>
<li>mal utiliser les notes de bas de page, en les insérant dans le flot du texte</li>
<li>et la liste pourrait continuer indéfiniment&#8230; <em>(si vous avez d&rsquo;autres exemple, n&rsquo;hésitez d&rsquo;ailleurs pas à les communiquer en commentaire)</em></li>
</ul>
<p>Alors effectivement, pour une impression papier, cela ne pose aucun problème&#8230; Parce que le papier n&rsquo;est pas sujet à l&rsquo;interprétation du code: il est une transcription visuelle fixée, et surtout pas vouée à bouger, ou à être indexée.</p>
<p>Mais dans le cas du <strong>numérique</strong>&#8230; <em>vous commencez à voir la catastrophe qui s&rsquo;annonce? </em></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm8.staticflickr.com/7019/6413278595_ca85682c58_z.jpg"><img alt="" src="http://farm8.staticflickr.com/7019/6413278595_ca85682c58_z.jpg" width="640" height="540" /></a><p class="wp-caption-text">Indesign &#8211; Dumbartonboy &#8211; Flickr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des erreurs prises pour paroles d&rsquo;évangile</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>On entend souvent que les éditeurs font déjà du numérique, puisqu&rsquo;ils utilisent des logiciels de traitement de balises (XML) et d&rsquo;agencement graphique (Indesign). Mais ce qui fonctionne très bien pour le processus d&rsquo;impression sur papier est aux antipodes des bonnes pratiques numériques.</p>
<p>Car ces fichiers, confiés aux &laquo;&nbsp;fabricants d&rsquo;EPUB&nbsp;&raquo;<em> (vous noterez les guillemets),</em> vont simplement subir un traitement automatisé&#8230; qui va reproduire les erreurs graphiques pour les transformer en erreurs numériques. Et là, c&rsquo;est le drame: pour une mise en page figée, cela convenait&#8230; mais<strong> pour un ebook, c&rsquo;est la catastrophe. </strong></p>
<ul>
<li>alinéas aléatoires (car calculé en unités graphiques, par exemple en cm ou px, alors qu&rsquo;il faudrait les voir appliqués en unités proportionnelles, du genre % ou em)</li>
<li>jeux typographiques proches des tourments de l&rsquo;enfer (typo minuscule, code balisé n&rsquo;importe comment, blocs illisibles, interlignes minuscules, etc.)</li>
<li>texte coupé en son milieu par des notes de bas de page qui ont volé ailleurs, textes en colonnes séparées l&rsquo;un de l&rsquo;autre, quelquefois par des pages et des pages de texte</li>
<li>titres non reconnus, avec table des matières fichue en l&rsquo;air</li>
<li>etc etc etc</li>
</ul>
<p>Résultat: ce que vous pensiez être une simple opération de conversion s&rsquo;est transformée en <em>cauchemar</em>. Votre livre est sens dessus dessous, il faut tout refaire et à la main, s&rsquo;il vous plaît.</p>
<p>Bien entendu, les grandes sociétés de conversion améliorent le fichier tel qu&rsquo;il sort de votre machine, grâce à l&rsquo;emploi de plug-ins multiples et pas toujours efficaces. Dans le meilleur des cas, vous vous retrouverez avec une feuille de style à rallonges. Pourquoi? Parce que l&rsquo;ordinateur est stupide: il pense que toutes ces micro-variations dans votre maquette sont <strong>voulues</strong>, alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit juste d&rsquo;approximations de la part du maquettiste qui, prenant pour acquis que le fichier numérique pouvait servir aussi bien pour la prod papier que pour la prod numérique, a copié son processus de travail en le transposant sur le numérique.</p>
<p>Malheureusement, <strong>ça ne fonctionne pas.</strong> Et les ebooks qui sortent de telles chaînes de production sont, dans certains certains cas particuliers, absolument laids et parfaitement illisibles. Pourquoi? Parce que personne n&rsquo;a pris le temps de comprendre que ce qui fonctionne pour le papier ne peut pas fonctionner aussi bien pour le numérique. Le numérique doit être rigoureux, parfait, là où le papier peut s&rsquo;accommoder sans problème de petits arrangements graphiques.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm3.staticflickr.com/2367/2299704913_2ddf500136_z.jpg?zz=1"><img alt="" src="http://farm3.staticflickr.com/2367/2299704913_2ddf500136_z.jpg?zz=1" width="640" height="480" /></a><p class="wp-caption-text">Detail foto van het boek fundamentals of typography &#8211; Sandbaum &#8211; Flickr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des pistes pour la suite</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bien sûr, nous militons pour que les éditeurs fassent appel des studios de conversion qui savent de quoi ils parlent <em>(je ne regarde personne).</em> Il nous est si souvent arrivé de rectifier les erreurs d&rsquo;autres prestataires que cela a fini par nous irriter.</p>
<p>Ensuite, il faut que les éditeurs de contenus qui s&rsquo;orientent vers le numérique comprennent que les processus de fabrication sont — et doivent — être <strong>différents</strong>: de fait, Indesign est obsolète dans ses fonctions même. Il prend pour fichier-maître <strong>la maquette graphique.</strong> c&rsquo;est prendre le problème à l&rsquo;envers! Si l&rsquo;on créait <strong>d&rsquo;abord la maquette en suivant les standards du livre numérique,</strong> le passage au print serait moins douloureux, et suivrait tout seul <em>(et ne serait absolument pas moins beau, au contraire&#8230; puisqu&rsquo;il n&rsquo;y aurait aucune erreur dans son balisage)</em>.</p>
<p>Mais il faut aussi que les créateurs de logiciels agissent en ce sens. On pourrait imaginer un logiciel qui, constatant que vous utilisez la barre d&rsquo;espace pour créer un alinéa, vous suggère gentiment une façon plus sémantique d&rsquo;y parvenir. Ce logiciel égaliserait les styles, prendrait en compte certains styles très proches l&rsquo;un de l&rsquo;autre (un espacement à 5, 5cm, un autre à 5,6 par exemple) et les mixerait intelligemment pour ne garder, par exemple, que celui qui serait parfaitement aligné avec le reste du corps.</p>
<p>Car dans l&rsquo;histoire, ce n&rsquo;est pas la machine qui est faillible: c&rsquo;est l&rsquo;homme. Et la machine est obéissante, et surtout pas contrariante: elle veut vous faire plaisir.</p>
<p>Manque de pot, au final, <em>c&rsquo;est là que le bât blesse. </em></p>
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		<title>Comme pour les boissons, à chaque ebook son contenant</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jan 2013 09:38:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Morse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je suis frappé de la fulgurante expansion d'une idée qui voudrait qu'à l'heure du numérique, une oeuvre se détache forcément de son contenant. À savoir: peu importe sur quoi vous lisez, que ce soit sur papier, en numérique, sur un écran, sur un smartphone, sur une liseuse ou au dos d'une boîte de céréales, le texte reste le même. Il a le même goût, la même texture, la même saveur, voire la même odeur. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis frappé de la fulgurante expansion d&rsquo;une idée qui voudrait qu&rsquo;à l&rsquo;heure du numérique, <strong>une oeuvre se détache forcément de son contenant.</strong> À savoir: peu importe sur quoi vous lisez, que ce soit <em>sur papier, en numérique, sur un écran, sur un smartphone, sur une liseuse ou au dos d&rsquo;une boîte de céréales,</em> <strong>le texte reste</strong> <strong>le même.</strong> Il a le même goût, la même texture, la même saveur, voire la même odeur.</p>
<p>C&rsquo;est un lieu commun <strong>très répandu,</strong> surtout dans l&rsquo;univers des pure-players. Logique toutefois puisque les pure-players n&rsquo;ont aucun intérêt à dire que l&rsquo;expérience de lecture numérique est différente de la lecture sur support papier, à l&rsquo;heure où c&rsquo;est dur pour tout le monde <em>(spécialement pour les pure-players)</em> et que l&rsquo;on cherche à ouvrir des chemins à la fois culturels et financiers.</p>
<p>Mais ça fait un moment que l&rsquo;idée me trotte dans la tête, que j&rsquo;y réfléchis, que je retourne le problème dans tous les sens&#8230; et je ne vois pas comment je pourrais être d&rsquo;accord <em>in fine</em> avec cette idée, pourtant en phase d&rsquo;être acceptée par à peu près tout le monde. <strong>Non, ce n&rsquo;est pas la même chose de lire le même livre sur un support différent.</strong> Le goût n&rsquo;est pas le même. Et ce n&rsquo;est pas forcément une mauvaise chose si l&rsquo;on <strong>accepte</strong> cet état de faits, et qu&rsquo;on s&rsquo;amuse des contraintes.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm8.staticflickr.com/7203/7107198729_2852106dd0_z.jpg"><img alt="" src="http://farm8.staticflickr.com/7203/7107198729_2852106dd0_z.jpg" width="640" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">Dominique Sanchez &#8211; Flickr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Le goût du Coca en canette</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est un autre lieu commun qui m&rsquo;a fourré cette idée dans le crâne: vous savez, cette légende urbaine qui veut que le goût du Coca en canette soit <em>différent</em> de celui du Coca dans une bouteille en verre, lui même différent de celui du Coca dans une bouteille en plastique. Avant d&rsquo;avoir entendu cette assertion, il est probable que vous ne l&rsquo;ayez jamais remarqué. Et puis en goutant, vous vous êtes rendu compte que <strong>oui, c&rsquo;était peut-être vrai.</strong> Le contenant, en verre, en métal ou en plastique, a modifié les composantes mêmes de la boisson, et ont vraisemblablement modifié sa saveur. L&rsquo;essentiel n&rsquo;est pas de savoir si cela est vrai, mais de le <em>ressentir comme vrai. </em></p>
<p>De la même manière, et les <strong>oenologues</strong> l&rsquo;ont compris depuis longtemps, <em>on ne boit pas de vin rouge dans un verre à whisky:</em> les formes de verre différentes sont là pour magnifier les arômes des boissons respectives, de sorte que le vin rouge doit être versé dans un verre ballon, dont le fond est plus large que l&rsquo;ouverture, afin d&rsquo;en conserver toute la finesse. Le verre à whisky, lui, a un fond plat et des parois droites, mais il a quelquefois une forme de cloche étroite et inversée, pour le bon et vieux whisky notamment, afin d&rsquo;éviter que son goût ne s&rsquo;évapore. Quant à la bière, elle est servie dans de grandes pintes, car sa saveur réconfortante est probablement davantage liée à la quantité ingérée qu&rsquo;à ses nuances subtiles. En faisant quelques recherches sur les verres, j&rsquo;ai été étonné de voir combien il y en avait: en fait, <strong>il y a quasiment un verre différent pour chaque boisson.</strong></p>
<p><em>«Qu&rsquo;importe le flacon, pourvu qu&rsquo;on ait l&rsquo;ivresse »,</em> disait Alfred de Musset dont le goût pour la boisson était notoire. Et chacun de reprendre cette maxime célèbre au nom de l&rsquo;ingestion incantatoire de contenus numériques.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 438px"><a href="http://farm4.staticflickr.com/3270/3029152878_43dec1fbf4_z.jpg"><img alt="" src="http://farm4.staticflickr.com/3270/3029152878_43dec1fbf4_z.jpg" width="428" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">DeusXFlorida &#8211; Flickr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>James Bond sur l&rsquo;écran de ton portable</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Extrait d&rsquo;un dialogue récent avec un ami:</p>
<p><strong>Lui:</strong> <em>Tu as vu le dernier James Bond?</em></p>
<p><strong>Moi:</strong> <em>Non, j&rsquo;ai pas eu le temps ni l&rsquo;envie d&rsquo;aller au cinéma.</em></p>
<p><strong>Lui:</strong> <em>Moi je l&rsquo;ai vu sur l&rsquo;écran de mon ordi portable.</em></p>
<p><strong>Moi:</strong> <em>Ha bon? Il est déjà sorti en DVD?</em></p>
<p>Outre le cynisme manifeste dont fit preuve votre serviteur, je constate une chose: pour moi, il est impossible d&rsquo;envisager de voir un film à grand spectacle sur un petit écran. Je l&rsquo;ai constaté aussi en regardant la première saison de Games of Thrones, sur ma télé pourtant d&rsquo;une taille respectable mais dont l&rsquo;âge commence à se faire sentir: la télévision n&rsquo;est plus assez grande, j&rsquo;arrive à peine à lire les inscriptions originales du générique. La série a été tournée <strong>pour être appréciée sur un écran plus grand</strong> que le mien, de sorte que le niveau de détail que j&rsquo;ai ressenti est sans doute inférieur à celui qu&rsquo;à voulu le réalisateur. Même constat pour le Hobbit: la qualité est telle sur l&rsquo;écran géant d&rsquo;un cinéma moderne que j&rsquo;imagine mal comment je pourrais le revoir sur ma télé sans être affreusement déçu.</p>
<p>Quel rapport avec le livre? Selon moi, <strong>tout,</strong> justement.</p>
<p>Nous ingérons les contenus numériques avec une frénésie effrayante. Nous gobons que que nous arrivons à attraper au passage, sans plus nous soucier de l&rsquo;expérience de lecture: <strong>nous lisons un contenu vide de contenant</strong> <em>(un comble).</em></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm6.staticflickr.com/5021/5554757695_7366e74400_z.jpg"><img alt="" src="http://farm6.staticflickr.com/5021/5554757695_7366e74400_z.jpg" width="640" height="433" /></a><p class="wp-caption-text">Porschelinn &#8211; Flickr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un contenu vide de contenant</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je pars du principe que <strong>l&rsquo;expérience de lecture est de fait gravement influencée par le support sur lequel elle a lieu,</strong> et que les designers d&rsquo;ebooks comme nous devraient <em>prendre en compte cette donnée</em> avant de céder aux sirènes du tout support. Car réduire un texte à ses mots, c&rsquo;est aussi réduire une toile à la seule peinture: en omettant la lumière, la taille de l&rsquo;oeuvre,  la distance à laquelle la regarder, etc.</p>
<p>Imaginez un instant admirer le Sacre de Napoléon (une toile qui doit bien faire dans les 8 mètres de long) sur l&rsquo;espace d&rsquo;un timbre poste. Oui, la peinture est la même: elle a été reproduite au micro-pica sur le timbre. Pourtant, <strong>vous n&rsquo;êtes pas capable de l&rsquo;apprécier à sa juste valeur.</strong> Et David de se retourner quatre fois dans sa tombe.</p>
<p>Concernant le <strong>roman</strong>, bien sûr, on peut mesurer une différence moins importante que <a href="http://walrus-books.com/blog/2012/06/05/kadath/" target="_blank">pour les livres richement illustrés comme Kadath</a>, dont j&rsquo;imagine difficilement une expérience potable sur un écran inférieur à celui de l&rsquo;iPad si l&rsquo;on ne veut pas perdre quelque chose au passage. Les livres d&rsquo;art sur iPhone sont un défi technique, ergonomique et artistique, et il va de soi qu&rsquo;une simple transposition ne suffit pas: il faut parler<strong> d&rsquo;adaptation. </strong></p>
<p>Mais pour aller plus loin, je pense <em>(et j&rsquo;entends déjà les voix s&rsquo;élever)</em> qu&rsquo;on ne peut pas lire Proust <em>(oui, c&rsquo;est tombé sur Proust, mais ça aurait pu tomber sur n&rsquo;importe qui d&rsquo;autre)</em> de la même manière sur une feuille de papier, sur l&rsquo;écran d&rsquo;un iPad et sur celui d&rsquo;un smartphone Samsung, par exemple.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm1.staticflickr.com/12/96724309_985b8acd3f_z.jpg?zz=1"><img alt="" src="http://farm1.staticflickr.com/12/96724309_985b8acd3f_z.jpg?zz=1" width="640" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">Moriza &#8211; Flickr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Typographie numérique: une voie obligatoire pour les ebooks designers</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>La valeur de ressenti d&rsquo;un texte ne se mesure pas seulement au nombre de ses mots, ou à leur simple alignement sur une surface plane: elle se mesure aussi à leur <strong>ordonnancement.</strong> On peut difficilement apprécier tous les textes sur l&rsquo;écran d&rsquo;un smartphone, pour des raisons très simples:</p>
<ul>
<li>l&rsquo;alignement n&rsquo;est pas le même: sur l&rsquo;écran d&rsquo;un smartphone<em> (ou plus généralement sur un écran plus petit) </em>les textes sont souvent justifiés à gauche,</li>
<li>l&rsquo;interligne adapté à une liseuse n&rsquo;est pas le même que pour un écran plus petit, et la résultante est une composition floue, désagréable à l&rsquo;oeil,</li>
<li>une taille de la typo suffisamment grande pour permettre la lecture sur un petit écran oblige les retours à la ligne à répétition, ce qui donnera des lignes de quatre ou cinq mots&#8230; l&rsquo;oeil se fatigue, l&rsquo;expérience est dégradée&#8230;</li>
</ul>
<p>On pourrait continuer à l&rsquo;infini.</p>
<p>Attention, <strong>personne ne dit qu&rsquo;il ne faut pas lire sur smartphone! </strong>Ces appareils sont des outils de propagation du numérique exceptionnels, et contribuent en grande partie à son succès. Le contenu de cet article s&rsquo;adressant prioritairement aux professionnels, en cela nous cherchons la petite bête. Bien entendu, plus l&rsquo;écran est large, meilleure est l&rsquo;expérience: nos yeux lisent plus confortablement sur une grande surface que sur une petite.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm7.staticflickr.com/6058/6369791755_ee9596218c_z.jpg"><img alt="" src="http://farm7.staticflickr.com/6058/6369791755_ee9596218c_z.jpg" width="640" height="427" /></a><p class="wp-caption-text">Philcampbell &#8211; Flickr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&rsquo;aimerais partager cette idée qui veut que l&rsquo;on peut lire tout sur n&rsquo;importe quoi dans n&rsquo;importe quelle condition (<a href="http://walrus-books.com/blog/2012/11/28/lire-en-num-rique-savoir-se-concentrer-et-le-rester/" target="_blank">et notamment dans n&rsquo;importe quelle condition de concentration</a>) mais je pense qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une chimère. Le support a définitivement une influence sur la perception de l&rsquo;oeuvre. En cela, une mauvaise expérience de lecture peut conduire à une mauvaise perception de l&rsquo;oeuvre numérique&#8230; et personne n&rsquo;a envie de cela. Les ergonomes littéraires ont encore de beaux jours devant eux.</p>
<p>Car le but n&rsquo;est pas de brider les créateurs, mais au contraire de les inciter à <strong>réfléchir leur contenu en fonction du contenant.</strong></p>
<p>Car oui, les contenants numériques existent: je les ai rencontrés.</p>
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		<title>Publicité dans les livres: un concept intéressant mais impossible en pratique (pour le moment)</title>
		<link>http://blog.walrus-books.com/2013/01/14/pub-impossible/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 12:08:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Morse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est la Boîte de Pandore du moment, celle qui ne faudrait pas ouvrir sous peine de voir se déchaîner les foudres des esprits anciens. Mais la publicité dans les ebooks est un concept vieux comme le monde&#8230; du livre numérique (c&#8217;est à dire pas très vieux au regard de la durée nécessaire à la fossilisation [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://farm5.staticflickr.com/4043/4484589778_071c80b7b4_z.jpg" width="640" height="326" /></p>
<p>C&rsquo;est la <strong>Boîte de Pandore du moment,</strong> celle qui ne faudrait pas ouvrir sous peine de voir se déchaîner les foudres des esprits anciens.</p>
<p>Mais la publicité dans les ebooks est un <strong>concept</strong> <strong>vieux comme le monde</strong>&#8230; <em>du livre numérique</em> (c&rsquo;est à dire pas <em>très</em> vieux au regard de la durée nécessaire à la fossilisation d&rsquo;un organisme vivant dans un sol argileux mais passons, en numérique, tout va très très vite et tout <em>vieillit à cette mesure</em>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un vieux concept</h2>
<p>On ne va pas revenir sur le fait que oui, <em>jusque dans les années 70,</em> on avait droit à de la publicité dans les livres, de poche notamment: Harper &amp; Collins faisait la pub du tabac dans les pages de ses ouvrages jusqu&rsquo;en 1975, avant d&rsquo;arrêter sous la pression populaire. Dans les vieilles éditions de Dickens, on retrouve tout un éventail de publicités en cases vantant les mérites de tel ou tel service, et les exemples sont nombreux. En bref, <em>on vit sans publicité dans le livre depuis assez peu de temps finalement. </em></p>
<p>Vient donc la question, bien légitime, de certains éditeurs (principalement numériques, mais on imagine bien que d&rsquo;autres acteurs y pensent en se rasant le matin): <strong>pourquoi ne pas en remettre? </strong></p>
<p>Certaines expérimentations ont été tentées, notamment par <a href="http://www.epagine.fr/listeliv.php?mots_recherche=guides+maf&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank">Marc-André Fournier pour ses guides MAF</a> consacrés à l&rsquo;oeuvre de Léonard de Vinci: des publicités contextuelles parsèment le livre, invitant le lecteur à cliquer sur des liens pour en savoir plus.</p>

<a href='http://blog.walrus-books.com/2013/01/14/pub-impossible/429566_474099985967184_1030304275_n/' title='429566_474099985967184_1030304275_n'><img width="150" height="150" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/01/429566_474099985967184_1030304275_n-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="429566_474099985967184_1030304275_n" /></a>
<a href='http://blog.walrus-books.com/2013/01/14/pub-impossible/561710_474101525967030_1238907411_n/' title='561710_474101525967030_1238907411_n'><img width="150" height="150" src="http://blog.walrus-books.com/files/2013/01/561710_474101525967030_1238907411_n-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="561710_474101525967030_1238907411_n" /></a>

<p>Cette initiative quasi-expérimentale est suivie ici et là par quelques auteurs <strong>en quête de modèle économique,</strong> persuadés que l&rsquo;exemple du web est à prendre pour — <em>si j&rsquo;ose dire</em> — argent comptant. Et c&rsquo;est une bonne chose que certains s&rsquo;y essaient, même s&rsquo;ils essuient les pots cassés et qu&rsquo;en pratique, ce modèle n&rsquo;est souvent <em>pas très rentable.</em></p>
<p>Mais pour en venir au coeur de cet article, il y a <strong>certains obstacles&#8230;</strong></p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://farm5.staticflickr.com/4091/4841255861_46289cd964_z.jpg" width="600" height="491" /></p>
<h2>Des obstacles de taille (notamment en forme de pomme)</h2>
<p>En effet, <strong>on pourrait croire que l&rsquo;éditeur est maître</strong> en matière de contenus: ce qui se passe à l&rsquo;intérieur de son livre est <em>du domaine de sa compétence</em>. Libre à lui, en version papier, de caser le placement de produit qu&rsquo;il souhaite <em>(les auteurs de polars américains ne se gênent pas pour citer ici telle marque de voiture, là telle marque de soda, etc)</em>, ou d&rsquo;insérer des pages de publicité en début ou en fin d&rsquo;ouvrager s&rsquo;il le désire.</p>
<p>Mais en numérique, les choses sont un peu différentes&#8230; <em>pour ne pas dire beaucoup.</em></p>
<p>Nous nous sommes intéressés il y a quelques semaines <strong>à la question de la publicité dans les ebooks:</strong> nous croyons à l&rsquo;innovation et à la recherche de nouveaux modèles économiques, et rien n&rsquo;empêche de penser que pour obtenir une meilleure rémunération des auteurs, on puisse insérer de la pub dans les pages, <em>de manière non intrusive,</em> en échange d&rsquo;un rabais sur le prix de l&rsquo;ouvrage pour le lecteur final, voire même de sa gratuité complète si l&rsquo;annonceur prend complètement en charge les coûts liés. Certains services, comme par exemple <a href="http://www.youboox.fr/" target="_blank">YouBoox,</a> proposent une offre <em>freemium</em> permettant au lecteur de lire gratuitement un ouvrage en &laquo;&nbsp;subissant&nbsp;&raquo; une bannière au-dessus de la page, retirée en cas d&rsquo;abonnement premium. Nous n&rsquo;avons pas été spécialement convaincus par l&rsquo;expérience, ceci dit: l&rsquo;intrusion de la bannière est trop présente dans le champ de vision pour permettre une<em> expérience non gênante, indispensable à ce modèle. </em>mais passons.</p>
<p>Car les grands libraires numériques ne l&rsquo;entendent pas de cette oreille. Que ce soit chez <strong>Amazon ou chez Apple,</strong> même son de cloche: <strong>il est</strong> <strong>interdit, selon les très sacrées conditions de vente, de mettre de la publicité dans les livres numériques</strong>.</p>
<p>N&rsquo;allez pas croire qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une brusque poussée d&rsquo;<em>internetum libertaria</em>, cet étrange syndrome qui pousse certains acteurs du web à ouvrir leurs conditions d&rsquo;utilisation plutôt que de les fermer. C&rsquo;est beaucoup plus prosaïque: de la publicité oui, mais pas à n&rsquo;importe quelle condition. En l&rsquo;occurrence pas aux conditions de l&rsquo;auteur, ni même celles de l&rsquo;éditeur, mais <strong>à celles du distributeur. </strong></p>
<p>Et ça, c&rsquo;est <em>un peu nouveau. </em>(vous allez dire, on est habitués)</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm8.staticflickr.com/7146/6629287755_ae726510fc_z.jpg"><img alt="" src="http://farm8.staticflickr.com/7146/6629287755_ae726510fc_z.jpg" width="640" height="405" /></a><p class="wp-caption-text">Cake &#8211; marc.flores &#8211; Flickr</p></div>
<h2>La publicité: un gros gateau</h2>
<p>Divers brevets ont été déposés, notamment par Apple, pour introduire de la publicité dans les applications et par extension, dans les applications de lecture. Amazon, quant à lui, ne se cache plus de rien puisque <strong>la publicité fait partie intégrante de son modèle économique</strong> désormais: si vous voulez vous débarrasser de la publicité qu&rsquo;arbore votre Kindle Fire sur son écran d&rsquo;accueil, il faut en payer le retrait via une option qui vous délestera d&rsquo;environ une dizaine d&rsquo;euros.</p>
<p>La démarche est claire: <strong>les distributeurs veulent leur part du gateau</strong> et, comme ils sont gourmands, ils préfèrent <em>le gateau en entier</em>. Alors que le distributeur est libre, via son système propriétaire, de vous inonder de publicités et d&rsquo;en retirer les bénéfices, les éditeurs n&rsquo;ont pas le droit d&rsquo;en user, même s&rsquo;ils voulaient par exemple <strong>mieux rémunérer leurs auteurs</strong> et leur proposer des compensations <em>un peu plus acceptables que celles auxquelles ils ont droit ces jours-ci.</em> Apple et Amazon, et d&rsquo;autres dans leur sillage, préfèrent passer par leur propre régie publicitaire, plus lucrative sans doute, plutôt que d&rsquo;alléger les coûts qui pèsent sur le marché et sur la création.</p>
<p>Bien sûr, de nombreuses questions se posent <strong>pour pérenniser ce système:</strong> quel prix, quelle rémunération, quelles statistiques de lecture prises en compte <em>(pages parcourues, temps de lecture, temps passé sur une page, clic sur annonce, etc, tout reste à définir)</em>&#8230; mais pour que l&rsquo;on puisse répondre à ces questions, il faudrait tout d&rsquo;abord pouvoir tester la fonction<em> in vivo.</em></p>
<p>Ce que les éditeurs sont, en l&rsquo;état, incapables de faire puisqu&rsquo;on les en empêche&#8230;</p>
<p>Reste toujours la possibilité de tester ici et là avec des libraires ouverts aux expérimentations, comme ePagine. Les taux de fréquentation ne sont pas les mêmes, les publics non plus, difficiles donc d&rsquo;en déduire la pertinence à grande échelle tant qu&rsquo;on n&rsquo;a pas accès au grand bain&#8230; mais <em>l&rsquo;effort est tout de même à signaler.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm5.staticflickr.com/4089/5194907650_91350cdd3e_z.jpg"><img alt="" src="http://farm5.staticflickr.com/4089/5194907650_91350cdd3e_z.jpg" width="640" height="248" /></a><p class="wp-caption-text">Ad &#8211; fdecomite &#8211; Flickr</p></div>
<h2>Décider par soi-même: un combat à mener</h2>
<p>Sans être un partisan à toute épreuve de la publicité dans les livres <em>(celui-ci doit être &laquo;&nbsp;intelligente&nbsp;&raquo;, à la manière des très beaux exemples qui avaient été mis en place dans le magazine iPad de Richard Branson &laquo;&nbsp;Project&nbsp;&raquo;),</em> nous militons pour une <strong>démarche ouverte et transparente.</strong></p>
<p>Les éditeurs devraient pouvoir décider <em>par eux-mêmes, et surtout au cas par cas,</em> de la présence de publicité dans leurs ouvrages&#8230; sans quoi la démarche est vide de sens et le lecteur promis à des lectures <em>très très énervantes.</em></p>
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		<title>Appel pour un réveil des consciences numériques: embauchez-nous!</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Jan 2013 11:41:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Morse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous sommes arrivés à un tournant de l'histoire de l'édition: chaque jour des articles de presse, des manifestes, des conférences, des formations nous le répètent. De fait, on entend parler de ce tournant depuis si longtemps que l'heure est venue de se demander si oui ou non, un jour, on finira par le prendre, ce tournant en question.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes arrivés à un <strong>tournant</strong> de l&rsquo;histoire de l&rsquo;édition: chaque jour des articles de presse, des manifestes, des conférences, des formations nous le répètent. De fait, on entend parler de ce tournant depuis <em>si longtemps</em> que l&rsquo;heure est venue de se demander si oui ou non, un jour, on <em>finira par le prendre,</em> ce tournant en question.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm1.staticflickr.com/21/26041417_3bf0dac8c5_z.jpg?zz=1"><img alt="" src="http://farm1.staticflickr.com/21/26041417_3bf0dac8c5_z.jpg?zz=1" width="640" height="429" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Monochrome / Flickr</p></div>
<p><strong>Les pays anglo-saxons n&rsquo;ont pas attendu la France</strong> pour prendre ce fameux &laquo;&nbsp;virage&nbsp;&raquo; du numérique. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;économie de l&rsquo;édition est largement soutenue par l&rsquo;exploitation numérique, atteignant aux États-Unis des pics <strong>pouvant monter jusqu&rsquo;à 20%</strong> de parts de marché selon les secteurs. Et cela ne fait q<em>u&rsquo;augmenter chaque année.</em> Qu&rsquo;on le veuille ou non, qu&rsquo;on le regrette ou pas, le numérique est là. Et il est là <em>pour rester.</em></p>
<p>Et pourtant — alors que le monde tourne et nous dessus — force est de constater que nous faisons face à un <strong>blocage.</strong></p>
<p>Le sens de l&rsquo;observation est une vertu. Mais prolongé à outrance, il devient attentisme.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, nous sortons du silence car nous y sommes obligés: il en va de la santé d&rsquo;un secteur qui à toutes les peines du monde <em>à sortir la tête de l&rsquo;eau:</em><strong> celui de l&rsquo;innovation.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>De grandes espérances</h2>
<p>Dopées par l&rsquo;émergence d&rsquo;un marché en plein essor, et dont chacun s&rsquo;accord à dire qu&rsquo;il est voué à <em>grandir de manière exponentielle,</em> des nombreuses <strong>start-up</strong> se sont lancées dans l&rsquo;aventure de l&rsquo;édition numérique. Ces créations d&rsquo;entreprises ont souvent, comme pour nous, coïncidé avec la sortie du <strong>premier iPad en avril 2010.</strong> Lorsque Apple, par la voix de son charismatique réprésentant Steve Jobs, a présenté son nouveau produit au monde, je me souviens de nos réactions enthousiastes. Avec ceux qui allaient devenir mes associés, je partageai une excitation telle qu&rsquo;on n&rsquo;en avait pas connue depuis l&rsquo;avènement de l&rsquo;Internet 2.0: on allait enfin pouvoir <strong>lire en numérique en profitant de tous les avantages du web:</strong> <em>vidéos, audio, réseaux sociaux, interactivité, expériences narratives&#8230;</em> Pour un ancien étudiant en cinéma comme moi, passionné par le livre et les nouvelles technologies, cela ne pouvait qu&rsquo;être un pas en direction d&rsquo;une nouvelle planète. Walrus est né, et avec lui des dizaines d&rsquo;autres petites sociétés <strong>avides de révolutionner un secteur</strong> qui en avait besoin.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2196" alt="bandeau03" src="http://walrus-books.com/files/2013/01/bandeau03.png" width="990" height="209" /></p>
<p>Presque trois ans plus tard, Walrus est devenu une <strong>véritable référence francophone</strong> et mondiale en matière d&rsquo;édition numérique. À travers nos réalisations pour de grands éditeurs, nos expérimentations, nos articles, nous avons — <em>à notre modeste échelle</em> — essayé de faire que le livre numérique se développe <strong>intelligemment.</strong> Toujours tournés vers la nouveauté, nous avons su innover, proposer des solutions, repenser ce qui semblait ne pas pouvoir être repensé, jusqu&rsquo;à <em>la manière même de lire un livre.</em> Finalement, nous sommes arrivés à un moment de notre jeune existence où <strong>notre réputation n&rsquo;est plus à faire.</strong></p>
<p>Pourtant, les choses <em>stagnent.</em> Nous n&rsquo;avançons pas aussi vite que nous le voudrions. Au point qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est l&rsquo;existence même de Walrus qui est remise en cause. Pourquoi? Parce que les temps sont durs pour tout le monde&#8230; et <em>spécialement pour ceux qui innovent. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Le choix de la qualité et de l&rsquo;exigence</h2>
<p>À l&rsquo;heure de l&rsquo;existence d&rsquo;un Ministère du Redressement Productif, nous avons fait le choix d&rsquo;une <strong>entreprise à taille humaine,</strong> implantée en<strong> France,</strong> qui ne délègue rien de ce qu&rsquo;elle fait à des prestataires en Asie  —<em> prêts à réaliser un travail bâclé pour un dixième du prix que n&rsquo;importe qui demanderait ici.</em></p>
<p>Nous avons choisi <strong>l&rsquo;excellence:</strong> chaque projet qu&rsquo;on nous confie est mûrement réfléchi, designé en conséquence, développé et codé avec &laquo;&nbsp;amour&nbsp;&raquo;, avec le <em>souci de la perfection,</em> de l&rsquo;expérience de lecture et de la pérennité. Oui, nous réalisons <strong>des projets d&rsquo;exception,</strong> nous en avons conscience — et un marché ne saurait se bâtir uniquement sur des produits d&rsquo;exception. Mais à la manière d&rsquo;un artisan expert, d&rsquo;un ébéniste meilleur ouvrier de France, d&rsquo;un relieur au savoir-faire incomparable qui prend son temps pour offrir le meilleur résultat possible, <strong>nous travaillons à l&rsquo;embellissement du marché.</strong></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 810px"><a href="http://farm9.staticflickr.com/8069/8225257198_8548596340_c.jpg"><img alt="" src="http://farm9.staticflickr.com/8069/8225257198_8548596340_c.jpg" width="800" height="534" /></a><p class="wp-caption-text">Damas en cours de réalisation par Jean-Pierre Veysseyre lors de la Saint-Éloi 2012 (crédits: Frédéric BISSON &#8211; zigazou76 sur Flickr)</p></div>
<p>Car quel lecteur voudra demain payer pour un livre numérique affreux, illisible, inutilisable? <em>Personne.</em></p>
<p>Quel lecteur voudra demain payer une seconde fois, après avoir eu l&rsquo;impression de <strong>se faire avoir</strong> en achetant un ebook déplorable? <em>Personne.</em> Et c&rsquo;est se tirer une balle dans le pied que de croire le contraire.</p>
<p>Nous pensons chez Walrus que <strong>la qualité est une donnée non négociable:</strong> les projets qui sortent de nos ateliers numériques doivent être irréprochables. Bien entendu, <em>cela a un coût.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Payer pour du dématérialisé: l&rsquo;éternel problème</h2>
<p>Comme souvent dans le secteur du livre numérique, nous prenons pour référence le web.</p>
<p>Recourir aux services d&rsquo;un <strong>graphiste</strong> coûte en moyenne 500€/jour, idem pour un développeur. Développer une application pour iOS coûte en moyenne de 5.000 à 50.000 euros, et <em>certaines sont même plus chères.</em> Dépenser 3.000 euros dans un site web est une bagatelle, en-dessous des prix réels du marché. Mais il est visiblement des prix <strong>qu&rsquo;on n&rsquo;est pas prêt à payer pour le livre.</strong></p>
<p>Bien sûr, vous trouverez toujours des gens prêts à faire le même travail que vous <em>(en moins bien fait, of course!)</em> pour la moitié du prix que vous en exigez. Mais on ne peut pas avoir la qualité, la rapidité d&rsquo;exécution et le prix dans le même paquet, tout le monde sait cela.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, présenter un devis est une <strong>science:</strong> il s&rsquo;agit de ne pas effrayer le client et de composer avec la qualité requise et nécessaire.</p>
<p>Je vous l&rsquo;apprends: <strong>pour 50€, vous n&rsquo;obtiendrez pas un livre numérique enrichi correct.</strong> Pour 500€ <em>non plus</em> d&rsquo;ailleurs: c&rsquo;est une illusion de le croire. Peut-être que certains prestataires vous proposeront de faire le même travail pour ce prix, mais c&rsquo;est encore plus grave: <em>ils tirent le marché vers le bas,</em> en proposant des <strong>prix qui n&rsquo;ont aucune réalité technique.</strong> Effectivement, on peut proposer une voiture à 50€: elle se vendra très bien. Mais l&rsquo;entreprise qui vous les propose <em>fermera deux semaines plus tard,</em> car elle n&rsquo;aura pas eu le moyen de payer ses charges. Et les autres entreprises, qui proposait entre temps le même service pour un prix raisonnable, auront fermé entre temps, faute de clients.</p>
<p>On peut se construire un carnet de clients, mais <strong>pas en sabordant un marché.</strong> Et c&rsquo;est ce qui est en train de se passer à l&rsquo;heure où je vous parle.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm6.staticflickr.com/5257/5474205269_1f849cf398_z.jpg"><img alt="" src="http://farm6.staticflickr.com/5257/5474205269_1f849cf398_z.jpg" width="640" height="330" /></a><p class="wp-caption-text">Le nerf de la guerre (crédits: Images_of_Money &#8211; Flickr)</p></div>
<p>Nous aimerions pouvoir vous offrir nos services gratuitement: mais comme vous, <em>nous avons des gens à payer.</em> <strong>Des gens talentueux, créatifs et acharnés.</strong> Des gens qui habitent en France, qui ont un loyer à payer. Et qui ne peuvent pas décemment ne gagner que 20€ sur un livre qu&rsquo;ils ont mis une semaine à préparer amoureusement.</p>
<p>Même à 5.000 euros le livre, vous êtes encore gagnant: en le vendant à 10€ <em>(prix moyen constaté pour un livre numérique enrichi, notre spécialité)</em>, le point mort est atteint très rapidement et surtout, le livre existe et il est pérenne! Le livre numérique n&rsquo;est plus cantonné aux tables des libraires, et il continue de se vendre longtemps après sa sortie: il faut savoir capitaliser, et <strong>jouer sur la longue traîne.</strong> Les éditeurs qui ont choisi de nous faire confiance le savent. Nous le leur répétons suffisamment, et nous sommes reconnaissants de cette confiance qu&rsquo;ils nous accordent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>L&rsquo;auto-concurrence&#8230; jusqu&rsquo;à la mort (darwinisme numérique)</h2>
<p>Il est normal que les éditeurs cherchent à internaliser leur production, bien sûr. Mais ce n&rsquo;est pas encore le cas.</p>
<p>Bien souvent, la production est confiée à des <strong>intermédiaires,</strong> qui la confient à des intermédiaires, qui la confient encore à des intermédiaires, si bien que dans certains livres numériques, il m&rsquo;est arrivé de trouver des <strong>métadonnées en chinois.</strong> Oui, <em>nous ne pouvons pas concurrencer la Chine.</em> Mais est-ce que nous le voulions de toute façon? Non.</p>
<p>Nos réalisations sont produites &laquo;&nbsp;artisanalement&nbsp;&raquo;, elles sont <strong>des produits d&rsquo;innovation, de savoir-faire et de culture.</strong> Et les lecteurs ne s&rsquo;y trompent pas: les ebooks au rabais ne donnent pas envie de lire.</p>
<p>Nous arrivons à un constat terrible: Walrus est <em>reconnu pour la qualité de ses productions,</em> pour son savoir-faire <em>made in France,</em> pour sa faculté d&rsquo;innovation, pour ses idées et le partage de celles-ci sur le web&#8230; et pourtant, nous sommes en <strong>difficulté.</strong></p>
<p>Nous avons besoin — maintenant plus que jamais — de votre confiance, bien sûr, mais pas seulement.</p>
<p>Nous avons besoin que <strong>l&rsquo;édition se réveille.</strong> Qu&rsquo;elle se décide enfin à le prendre, ce virage numérique dont on nous parle tant. Nous sommes là <em>pour conseiller, pour créer, pour accompagner, pour former, pour construire.</em> Et c&rsquo;est davantage une question de volonté que de moyens: un livre numérique d&rsquo;exception est un investissement sur l&rsquo;avenir. Il aide le marché à décoller, construit des réputations, et un lectorat. Et il n&rsquo;est pas tant question d&rsquo;enrichi que de qualitatif: un ebook exceptionnel, ce n&rsquo;est pas forcément une vidéo bêtement collée entre deux chapitres. C&rsquo;est aussi une typographie, une réflexion sur l&rsquo;usage, une expérience de lecture. <em>Les choses les plus simples sont souvent les plus compliquées à réussir.</em></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://farm4.staticflickr.com/3082/2681296156_16588d30c2_z.jpg?zz=1"><img alt="" src="http://farm4.staticflickr.com/3082/2681296156_16588d30c2_z.jpg?zz=1" width="640" height="428" /></a><p class="wp-caption-text">Clock for the railway at Whipsnade Zoo (crédits: Martin Pettitt &#8211; Flickr)</p></div>
<h2></h2>
<h2>Pourquoi attendre?</h2>
<p>Pourquoi attendre? Pourquoi temporiser? <strong>Nous n&rsquo;avons plus le temps d&rsquo;attendre.</strong> Le livre de demain se construit aujourd&rsquo;hui!</p>
<p>Walrus est une belle aventure, qui a tracé un chemin qui se transforme aujourd&rsquo;hui en une véritable autoroute. Ceux et celles qui travaillent pour le studio ont consacré des années — à leur humble mesure — à cet aboutissement. <em>Et nous n&rsquo;en sommes pas peu fiers.</em> Mais vous conviendrez avec moi qu&rsquo;il serait dommage que ce savoir-faire disparaisse, par excès de timidité.</p>
<p><strong>La France est un pays de livres, et nous allons le prouver au monde entier!</strong></p>
<p>Vous savez <a href="http://walrus-books.com/project/contact/" target="_blank">où nous trouver.</a></p>
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		<title>Formation au Labo de l&#8217;Edition du lundi 18 février 2013</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Jan 2013 09:58:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Morse</dc:creator>
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		<description><![CDATA[QUELS ENSEIGNEMENTS TIRER DU WEB POUR LE LIVRE NUMÉRIQUE ? (LABO) Lundi 18 février 2013 de 14h à 17h Formation donnée par Julien SIMON, Walrus Studio   Objectif Tirer les enseignements des meilleurs sites web pour la conception du livre numérique : conception technique et ergonomique, fonctionnalités de partage, interactivité. &#160; Public concerné Professionnels de l&#8217;édition, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>QUELS ENSEIGNEMENTS TIRER DU WEB POUR LE LIVRE NUMÉRIQUE ? (LABO)</h2>
<div>Lundi 18 février 2013 de 14h à 17h</div>
<div></div>
<div>
<p>Formation donnée par Julien SIMON, Walrus Studio</p>
</div>
<div>
<p> <img class="aligncenter" alt="" src="http://www.knowtex.com/blog/wp-content/uploads/2012/07/Labo1.jpg" width="640" height="462" /></p>
<p><strong>Objectif</strong></p>
<p>Tirer les enseignements des meilleurs sites web pour la conception du livre numérique : conception technique et ergonomique, fonctionnalités de partage, interactivité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Public concerné</strong></p>
<p>Professionnels de l&rsquo;édition, de la fabrication papier et numérique, auteurs auto-édités, amateurs éclairés de nouvelles technologie de publication numérique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Programme</strong></p>
<ul>
<li>Rapide panorama du web, de 1990 à aujourd&rsquo;hui (fonctionnalités et design).</li>
<li>Site web et livre numérique : définition, comparaison et analogie.</li>
<li>La relation entre les langages EPUB et HTML.</li>
<li>Les possibilités du web d&rsquo;aujourd&rsquo;hui avec HTML5: panorama des fonctionnalités. Le web est-il soluble dans le livre?</li>
<li>Qu&rsquo;est-ce que le web offre à l&rsquo;édition? Réseaux sociaux, interactivité, multimédia, connectivité, streaming, conception et ergonomie.</li>
<li>Pratique &#8211; Créer un livre numérique en deux minutes avec 2 ou 3 bases de HTML &#8211; si vous savez faire un livre, vous savez faire un site… et inversement.</li>
</ul>
<p><strong>Pré-requis</strong></p>
<p>Etre impliqué dans la conception ou la réalisation d’un projet éditorial numérique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Intervenant</strong></p>
<p><strong>Julien SIMON</strong> est co-fondateur de Walrus, studio de création spécialisé dans le livre numérique enrichi et multimédia. Après des études de cinéma et de scénario, il travaille un temps en société de production audiovisuelle avant de bifurquer vers l&rsquo;édition, puis vers la librairie où il demeure pendant 6 ans. L&rsquo;avènement du livre numérique lui permettant de combiner ses différentes passions, il créé Walrus dont il est aujourd&rsquo;hui le responsable éditorial.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pratique</strong></p>
<p>Durée : 3h</p>
<p>Horaire : 14h-17h</p>
<p>Calendrier : Lundi 18 février 2013</p>
<p>Une autre session aura lieu au 2<sup>e</sup> trimestre 2013. Renseignez-vous sur le <a href="http://labodeledition.com/" target="_blank">site du Labo de l’édition.</a></p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://www.lettresnumeriques.be/wp-content/uploads/2012/06/logo-labo-de-ledition-grand-format.jpg" width="1600" height="590" /></p>
<p><strong>Tarif : </strong>50 € TTC (41,80 € HT)</p>
<p><a href="http://www.weezevent.com/quels-enseignements-tirer-du-web-pour-le-livre-numrique" target="_blank"><strong>Pour vous inscrire cliquez ici</strong></a></p>
</div>
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