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Les écrans pliables arrivent bientôt

J’avais il y a quelques jours parlé du skeuomorphisme, cette tendance dans le design à reproduire des ornementations ou des automatismes graphiques sans réelle utilité comme par exemple les pages qui tournent sur l’écran d’une liseuse ou l’imitation du cuir et de la page déchirée dans l’application Mac Calendrier. Cela n’a pas d’utilité autre que celle de rassurer l’utilisateur dans son passage au numérique, et de lui dire “ne t’en fais pas, tout va bien se passer”.

L’Université de Cincinnati a récemment annoncé de grandes avancées dans le domaine des écrans pliables, au point d’avancer que de tels équipements peupleront d’ici 10 à 20 ans les tables de votre café préféré, en lieu et place de vos journaux papier traditionnels (lire ici l’article original). 

On peut légitimement se demander si l’invention de tels supports de lecture ne tient pas davantage du skeuomorphisme que de la véritable innovation, même si le défi technologique est, lui, réel. Reproduire le papier (puisque c’est bien de cela qu’il est question) en version numérique, est-ce un progrès ou une reproduction bête, sans penser à l’usage qui en sera fait? La souplesse du support n’en fera-t-il pas quelque chose de difficile à utiliser dans la vie de tous les jours, pour nous qui nous sommes habitués à la rigidité du support tablette?

Tout d’abord, sur la taille de ces écrans, généralement représenté dans un format proche du A2: il n’est pas forcément utile de lire un journal au format journal, puisque si l’interface graphique est suffisamment bien repensée, un écran plus petit et plus maniable est sans doute plus intéressant. De la même façon, je nous vois mal nous promener avec nos grands rouleaux d’écran roulés sous le bras dans la vie de tous les jours. Les professionnels, en revanche, en tireront tout le bénéfice possible: imaginez un photographe, un peintre ou un architecte venir présenter ses travaux avec pour seul bagage une grande feuille numérique. Ou bien imaginez Hubert Guillaud présenter sa Feuille sur… une feuille! 😉

Les particuliers n’en tireront pas les mêmes avantages: il y a fort à parier qu’ils s’en tiendront aux modèles de taille inférieure, format iPad ou même un peu plus grand si les appareils peuvent se plier de manière confortable, sans courbure trop volumineuse. Glissée entre deux dossiers papier au fond d’un attaché-case ou mieux, insérée en marque-page entre les feuillet d’un livre papier (quelle ironie n’est-ce pas!) la feuille numérique deviendra la compagne idéal de l’homo numericus. 

Et vous, qu’en pensez-vous? Seriez-vous clients de ce genre d’équipement ou pensez-vous qu’à l’usage, quelque chose de souple pourrait être malaisé à utiliser?

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