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« MELMOTH » de C.R. MATURIN (Les Classiques de l’Imaginaire)

Si certains livres ne font que passer, d’autres demeurent gravés dans les mémoires. Il n’y en a pas beaucoup, quelques dizaines à peine, qui au-delà du simple divertissement ou de la mode d’une époque, trouvent leur chemin jusqu’au panthéon de la littérature mondiale. Ces livres sont rares. Ils racontent des histoires si profondes, si puissantes, si violemment humaines,  qu’ils changent à jamais l’esprit des lecteurs qui osent s’en approcher, qui osent s’y brûler les doigts.

« Melmoth » fait partie de ces livres brûlants. Presque deux siècles après sa publication, l’ouvrage a conservé toute sa vigueur, toute sa rage, toute sa mélancolie, et a maintenu constant son immense pouvoir d’évocation. Bien des auteurs plus connus aujourd’hui voient en ce livre une véritable Bible… encore mieux, un point zéro de leur mythologie littéraire personnelle. Le Comte de Lautréamont vouait un culte quasi mystique à ce livre, écrit par Charles Robert Maturin (1782-1824), un pasteur et vicaire irlandais hanté par les ombres de l’enfer malgré son sacerdoce.

De fait, le Maldoror de Lautréamont ressemble étrangement au Melmoth de Maturin. Mais la liste des admirateurs est loin d’être terminée. Victor Hugo écrivit l’Homme qui Rit comme un hommage déguisé à Melmoth. Honoré de Balzac, avec son Melmoth Réconcilié, offrit même une suite à l’ouvrage de Maturin. Antonin Artaud, André Breton, Oscar Wilde, Lovecraft et Baudelaire ne cachaient pas toute l’estime qu’ils avaient pour cet ouvrage sulfureux et cauchemardesque. Et la liste s’allonge chaque jour. D’autres lecteurs tombent dans la toile du ténébreux Melmoth, l’Homme Errant, comme autant de mouches innocentes dans une toile aux fils tendus et empoisonnés.

« Melmoth » est un roman labyrinthique, un sommet de génie impossible à résumer. Son héros, sombre comme l’enfer, maudit par l’Éternel pour des crimes que l’on devine atroces, traverse les pays et les époques comme un fantôme cruel. Ce démon humain a vendu son âme au Diable en échange d’une existence prolongée. Sur son chemin se nouent des destins, se figent les espérances, explosent les drames. Car l’Ennemi de l’Homme a voué sa vie au Mal, et tentera par tous les moyens de faire courir l’Humanité à sa perte… de la vicier, de s’en venger. Des prisons de la Sainte Inquisition en Espagne en passant par les landes désertiques d’une Irlande fantomatique et les Îles du Pacifique, ceux qui ont croisé son chemin maudissent invariablement le jour où ils sont nés.

Ce sont donc ces chemins tortueux et maudits que nous vous proposons d’emprunter aujourd’hui, à travers le lancement de cette collection consacrée aux grands classiques de l’imaginaire. Vous connaissez l’attachement de Walrus à la qualité de ses publications: ce livre vous est proposé dans une mise en page soignée et élégante, qui ajoutera sans aucun doute à votre plaisir de lecture, au prix de 0,99€.

Autant vous prévenir: vous n’en sortirez pas indemnes: il y a de fortes chances pour que cette histoire vous hante longtemps après avoir refermé ses pages. À votre tour, vous le conseillerez à votre entourage, à vos amis… et le cauchemar s’étendra, encore et encore…

Télécharger via Immatériel / iBookstore / Amazon / Kobo

 

Commentaires

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7 Responses

  1. Aldus says:

    Merci, pouvez-vous me confirmer l’auteur de la traduction?

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    • Walrus Ebooks says:

      Bien sûr: il s’agit de la traduction de Jean Cohen.

      Reply
  2. Aldus says:

    J’espère seulement que vous n’avez pas récupéré les versions qui trainent sur le web, des versions tronquées avec des manques flagrants dans le texte.

    Reply
  3. Walrus Ebooks says:

    Vous avez totalement raisons de le souligner, cher Aldus: c’est une question qui est absolument essentielle, et liée aux multiples traductions de Melmoth en français. Pour ne rien vous cacher, j’ai étudié le sujet. Je l’ai même ratissé, en long, en large et en travers, car ce n’est pas un hasard si nous avons choisi de publier ce texte en premier. J’y suis tout particulièrement attaché. De fait, il fait partie de mon top 5 de tous les temps. C’est un livre qui m’a fait aimer la littérature. Carrément.
    Donc…
    Si l’on veut être tout à fait exact, le problème que vous soulevez (très justement) n’est absolument pas un problème lié au web: sur les sites que vous évoquez, nous n’avons pas affaire à de mauvais copistes numériques… le problème est plus vaste. 
    Car précisément, toutes les traductions proposées avant 1965 (date à laquelle la traduction intégrale de Melmoth par Jacqueline Marc-Chadoune est sortie chez Jean-Jacques Pauvert) sont des éditions dites « tronquées » ou « abrégées ». Celle de Jean Cohen ne fait donc pas exception à la règle.
    Pourquoi donc choisir de publier un texte « tronqué »?
    Tout d’abord, je tiens à signaler que nous aurions pu choisir la traduction de Maria de Fos (1867) ou celle de E.Beguin(1821 aussi, comme Cohen). Mais elles auraient été tronquées également, ce qui ne résolvait rien. D’autant que ces deux traductions sont, à mon sens, de bien piètres transcriptions, trop littérales et scolaires.
    Mais nous avons choisi celle de Cohen. Pourquoi? Parce qu’elle a deux avantages.
    D’abord, et contrairement aux autres, il s’agit d’une adaptation dite « libre », tout comme les traductions de Poe par Baudelaire, ou celle du Paradis Perdu de Milton par Chateaubriand. Cela signifie que le traducteur met la main à la pâte et qu’il donne de lui pour offrir au texte auquel il s’attaque le meilleur de sa langue de transcription. Cela ne va pas sans quelques adaptations, évidemment. Quelquefois, même, la qualité du texte s’en ressent. Mais nous avons de la chance: l’expression de Jean Cohen est brillante. Son écriture est vive, tranchante, sulfureuse, et se marie merveilleusement avec la rage de Melmoth. Pour avoir lu la version originale (ainsi que les autres traductions précédemment évoquées), je vous garantis qu’elle est de loin la meilleure. 
    J’ai toujours préféré lire Poe en version française, parce que Baudelaire a su magnifier le texte et l’améliorer, même. De même pour le Paradis Perdu. Quelle merveille de voir ainsi les talents de deux auteurs se combiner! 
    Ainsi, la traduction de Mme Marc-Chadoune m’a ennuyé. Évidemment, il y a le côté aventurier de la littérature, avec ces petits passages inédits qu’il est intéressant de découvrir (pour l’amateur, car il s’agit de passages annexes et assez peu intéressants)… mais c’est une traduction trop littérale et qui n’a aucun rythme. Je déteste cela. Je préfère que l’on  prenne quelques libertés, à condition que le texte ne soit pas dénaturé. J’ai dû lire Melmoth 6 ou 7 fois. Dont 3 fois au moins dans la traduction de Cohen.
    Désolé d’avoir été si long. Mais qu’il s’agisse de Maturin, de Lovecraft, de Milton, de Blake (merveilleuse traduction d’André Gide qui étaye mon propos), je suis assez prolixe, car passionné. J’ai pensé qu’il était inutile d’ennuyer nos lecteurs avec ces précisions, mais je suis heureux que vous m’ayez donné l’occasion de le faire en commentaire. 

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    • Aldus says:

      Merci, quand je disais « tronqué », je voulais parler de la mauvaise récupération du texte en gratuit que j’ai pu observer, pas de la traduction proprement dite. Moi aussi, un livre que j’ai maintes fois lu. Dans l’édition Pauvert plusieurs fois, relu dans l’excellente édition Libretto il y a quelques années. Je suis ravi que vous ayez pu donner ces précisions, je suis sûr que le lecteur ne sera pas ennuyé bien au contraire. J’espère que vous aurez également mis la préface de Breton tant elle est devenue un classique du genre.

      Reply
      • Walrus Ebooks says:

        J’aurais adoré, évidemment… Mais Breton n’est pas encore dans le domaine public. En revanche,  il n’est pas impossible que je demande une entorse aux ayant-droits! 😉

        Reply

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