— Crabes —

Magali Lefebvre

Magali Lefebvre est tombée dans un bac de livres quand elle était petite – seule explication possible qu’elle ait trouvée à sa passion pour la lecture et l’écriture. Elle est née sous le signe du Rat (de bibliothèque), ce qui n’a certainement rien arrangé. Lectrice mais aussi bibliothécaire, elle passe son temps libre à imaginer des histoires qu’elle couche ensuite sur le papier. À cette heure, plusieurs de ces textes ont trouvé leur place au sein d’anthologies, de revues ou de fanzines. On peut suivre les élucubrations littéraires de Magali Lefebvre sur son blog, sa page Facebook et Twitter.

Les vagues partaient à l’assaut des rochers. Elles tentaient de les recouvrir mais elles n’étaient pas assez hautes et, vaincues, repartaient vers le large avant de se lancer dans une nouvelle offensive. Perché sur un gros rocher noir recouvert d’algues et de patelles, Antonin encourageait les flots en remuant sa petite pelle en plastique rouge comme s’il s’agissait de la baguette d’un chef d’orchestre.

— Antonin ! lança soudain une voix féminine et courroucée, descends de là tout de suite, tu vas tomber !

L’enfant se retourna et répondit :

— Mais non maman, tout va bien !

— Pas de discussion ! Tu reviens ici tout de suite !

Le ton n’admettait aucune réplique, aucune protestation. Même le fracas des vagues n’osait pas rivaliser avec la portée de cette voix impérieuse.

Antonin poussa un soupir. Sautant de rocher en rocher, il se dirigea vers l’escalier creusé à flanc de falaise où l’attendait sa mère, bras croisés. Il prit garde à ne pas glisser sur les algues mouillées, ni trébucher dans les creux remplis d’eau. Il connaissait par cœur cet amas minéral, depuis le temps qu’il venait passer les vacances dans la petite maison familiale. Il ne comprenait pas le refus de sa mère d’admettre qu’il était grand, maintenant, qu’il ne tomberait plus à l’eau comme lorsqu’il était petit, ses jambes mal assurées, et lui encore ignorant des lois du rivage.

Il finit son trajet aux pieds de sa mère en lançant un Tadaaa ! victorieux, sourire aux lèvres. Pour toute réponse à son exploit, il n’eut qu’un regard noir et une main qui désigna sèchement le haut de l’escalier.

Déçu, Antonin courba la tête et entama l’ascension des marches vers le sommet de la falaise, où se trouvait perchée la maison de ses grands-parents paternels. Ces derniers devaient probablement l’attendre. Pour se ragaillardir, le garçon songea à la bonne tarte tout juste sortie du four que Mamie lui aurait sans doute préparée, avec les cerises du jardin.

Mais ses grands-parents ne descendaient plus sur la plage. Seule sa mère s’y rendait pour le surveiller, assise sur les dernières marches, refusant de poser ses pieds sur le sable et les rochers.

*

Le lendemain, dès qu’Antonin le put, il se précipita vers la mer. La marée était basse et l’étendue de sable et de rochers n’attendait que lui. Comme souvent, sa mère l’accompagna, l’abreuva de recommandations de prudence et resta au bas de l’escalier.

Le petit garçon sauta dans le sable, ses pieds nus s’enfonçant moelleusement dans les grains doux, encore un peu mouillés. Il se précipita vers les rochers, un seau en plastique rouge à la main, et y grimpa avec l’agilité d’un chevreau. Il rechercha les anfractuosités emplies d’eau de mer où pouvaient se cacher coquillages ou crustacés. Après deux flaques infructueuses qui lui permirent néanmoins de remplir son seau d’une eau saumâtre, il en dénicha une où se mouvaient lentement deux crabes de bonne taille. Antonin plongea sa main dans l’eau et saisit vivement l’un des animaux juste derrière les pinces, comme son père le lui avait appris. Il se souvenait encore de ses mots : « Derrière les pinces, Antonin, tu vois ? Sinon, le crabe te cisaillerait les doigts ».

L’enfant eut une crispation au cœur en déposant le crabe dans le seau.

Son père avait disparu sur une autre plage, recouverte de sable beige et sans l’ombre d’un caillou. Une plage choisie pour contenter sa mère après qu’elle ait évoqué son ras-le-bol des gros rochers qui parsemaient le rivage, près de la maison familiale où ils avaient leurs habitudes. Là, pendant qu’Antonin se voyait badigeonné de crème solaire par sa mère, son père qui se baignait déjà avait été pris d’une crampe. Un surveillant de plage s’était précipité à son secours. Mais le courant avait joué contre lui et ralenti sa progression vers le nageur en difficulté. Le temps que le surveillant l’atteigne enfin, il avait déjà coulé à pic et, ramené sur la plage, n’avait pu être réanimé.

Antonin n’avait qu’un souvenir nébuleux de ce jour-là. Il se rappelait juste avoir ressenti un grand vide. Un vide qui l’habitait encore et lui tirait des larmes, la nuit.

*

Après avoir fouillé plusieurs recoins, Antonin se retrouva bientôt avec plein de crabes de toutes tailles. L’enfant fit alors ce que son père lui avait conseillé, afin de préserver la faune locale : il renversa le seau. L’eau glissa et emporta avec elle les crustacés libérés. Ceux-ci s’égaillèrent sur le sable et gagnèrent les rochers en avançant de côté. Leurs carapaces humides, inondées de soleil, révélaient leurs couleurs dans toutes leurs nuances : rouge pâle, orangé tirant sur le rose, jaune doré, beige foncé, et même deux petits crabes blancs. Le garçon les regarda se cacher dans de nouveaux refuges. Il gagna ensuite le sable, s’y assit pour y construire quelques châteaux qu’il prit plaisir à démolir à coups de pied, avant de retourner pêcher des crustacés.

Appuyée contre l’escalier de pierre, sa mère l’observait. Elle aurait aimé l’empêcher de jouer au bord de la mer, elle aurait aimé ne plus venir ici, Antonin le savait. Mais lui, à l’inverse, trouvait en ces lieux un réconfort nécessaire.

Antonin joua toute la matinée avant de regagner la maison. Il babilla durant le déjeuner sur le nombre de crabes qu’il avait pêchés.

— Il y en avait un qui était énorme !

Il écarta les mains et montra une taille équivalente à la dimension de son assiette, où gisaient encore quelques spaghettis.

— J’en avais jamais trouvé d’aussi gros ! Tu crois que papa en trouvait des comme ça, quand il était petit ?

À ces mots, la mère d’Antonin reposa bruyamment sa fourchette et quitta la pièce, lèvres serrées. Le grand-père eut un sourire triste. Il serra l’épaule de son petit-fils et lui répondit :

— Non, il n’en avait jamais pêché d’aussi gros. Mais je suis sûr que là où il est, il est fier de son grand garçon !

Antonin sourit, ragaillardi par cette affirmation. Puis son sourire disparut aussi vite qu’il était apparu :

— Qu’est-ce qu’elle a, maman ? Elle ne m’aime plus ?

— Si, mon chéri.

Cette fois, ce fut sa grand-mère qui prit la parole et, se levant, elle le pressa contre son cœur, ses yeux humides de larmes.

— Elle est triste parce que ton papa n’est plus là, voilà tout, mais elle t’aime toujours autant.

— Mais moi aussi je suis triste, pour papa.

— Je sais, mon chéri, je sais.

Antonin s’accrocha un instant à sa grand-mère et replongea dans ses souvenirs. Ils s’estompaient déjà et il ne lui restait de son père qu’une image floue, comme une photographie aux contours brouillés. Seuls sa voix, ses gestes, des moments de rire comme lorsqu’il imitait les crustacés en claquant ses doigts à la façon de pinces, lui restaient encore en mémoire. Et bien sûr la pêche aux crabes, activité qu’ils avaient si souvent partagée, l’été. La pêche qui, seule, éloignait l’ombre qui le faisait pleurer.

*

Les jours suivants, le garçonnet poursuivit sa pêche. À marée basse, ses prises s’avéraient satisfaisantes, l’eau ayant laissé nombre de crustacés en se retirant. À marée haute, il lui était plus difficile de dénicher des crabes – quelques-uns se cachaient toujours dans les rochers mais la plupart demeuraient inaccessibles, réfugiés dans des abris que les vagues recouvraient.

Chaque fois, Antonin les relâchait lorsqu’il estimait en avoir capturé un assez grand nombre. Les crabes s’élançaient alors sur le sable, grimpaient sur les rochers, se blottissaient dans les creux formés par le roc. La vue de ces sarabandes jetait un voile de tristesse sur le petit garçon. Son père lui manquait. Les jours heureux lui manquaient. Le rire de sa mère éclaboussée par une vague taquine lui manquait.

Il tourna la tête vers l’escalier de pierre. Sa mère avait refusé de descendre ce jour-là, ses yeux rougis témoignant qu’elle était dans un de ces moments où le son même du ressac lui arracherait des pleurs. Ses grands-parents avaient pu la convaincre de le laisser aller seul, pour qu’il prenne le bon air marin. Il avait sept ans, maintenant, et il connaissait bien les pièges de la plage. Il n’y avait rien à craindre pour lui.

Lâchant son seau, Antonin tourna le dos à l’escalier et se dirigea vers le monceau de roches emmêlées qui reliaient la falaise à la mer, formant une barrière naturelle. C’était un endroit où les adultes n’aimaient pas le voir aller mais il avait appris à en connaître les secrets lors de moments arrachés à la surveillance parentale.

Cet amas de rochers posés en grappe, comme si un géant les eût entassés là, dissimulait une minuscule plage de sable qui courait jusque dans une grotte, creusée dans la masse minérale par l’incessante marche des vagues. Cette enclave était devenue le sanctuaire secret d’Antonin. Il s’y réfugiait quand il le pouvait, y observait les crabes qui venaient parfois tâter ses orteils nus du bout des pinces quand il glissait ses pieds dans l’eau.

Antonin se faufila entre les rochers, veillant à ne pas glisser ou se cogner la tête, pour traverser la muraille. Il s’avança vers la caverne qui empestait l’eau de mer saumâtre. Dans l’obscurité qui masquait le fond de la cavité, il perçut comme un reflet, un reflet inédit, un reflet en mouvement. Il étudia les ténèbres. Le soleil éclaira quelque chose d’humide et de parcellaire, comme des gouttes. Le chatoiement mouillé bougea une fois de plus, très légèrement. Antonin avança à pas lents, se demandant ce qui pouvait bien se cacher là. Il scruta l’intérieur, attendant que ses yeux s’accommodent à l’obscurité. Et c’est là qu’il le vit.

C’était un crabe énorme, si grand qu’il emplissait quasiment toute la grotte. Ses pinces gigantesques auraient pu couper en deux le garçonnet s’il l’avait saisi. Mais il restait immobile et seuls ses yeux, perchés au-dessus de leurs excroissances, bougeaient légèrement. Ses yeux qui avaient attiré l’attention d’Antonin miroitaient de larmes .

Antonin ignorait que les crabes pouvaient pleurer. Touché, se souvenant de son propre chagrin, il avança doucement la main et toucha du bout des doigts l’arrière de l’une des pinces, abaissée vers le sol. Le crabe sursauta mais rien en lui ne témoignait d’agressivité. Le garçon caressa doucement la pince, suivant de la paume les minuscules aspérités de la carapace jaune sombre. La bête le laissa faire.

— Tu as un nom ? fit Antonin.

Les yeux du crabes se baissèrent vers lui.

— Tu ne peux pas parler, hein… Moi, c’est Antonin.

Le crabe bougea son autre pince et l’avança lentement, vers la tête aux cheveux blonds en bataille. L’enfant ne bougea pas. Il n’avait jamais eu peur des crabes et de celui-ci non plus, malgré sa taille hors norme. L’animal acheva son geste et posa doucement sa pince sur le crâne du petit, où il la fit glisser. Antonin eut un frisson. Cela lui rappelait la manière dont son père ébouriffait ses cheveux. Quelques secondes plus tard, il  gloussa car le crabe faisait preuve de tant de prévenance qu’il l’effleurait tout juste et cela le chatouillait

— Dis, si on devenait copains, toi et moi ?

*

À partir de ce jour, Antonin déploya des trésors d’inventivité pour échapper à la surveillance maternelle et pouvoir retrouver son nouvel ami. Le crabe géant ne demeurait pas toujours dans la grotte. Tantôt il se dissimulait dans d’autres anfractuosités rocheuses, tantôt il sortait de l’eau à l’appel du garçon.

Lorsque son compagnon se trouvait enfin à ses côtés, Antonin se plaisait à pêcher des crabes et à les libérer sur le sable et les roches, les désignant au grand crustacé en leur donnant des surnoms.

— Celui-là, on va l’appeler Ali, t’as vu comme il cogne ceux qui s’approchent trop près de lui ? Et lui, là, le tout petit tout rouge, c’est Rudolph. Tu sais, le renne au nez rouge du dessin animé ?

Le crabe géant l’écoutait gravement et observait de ses yeux étranges les jeux de l’enfant qui, jamais, ne faisait le moindre mal aux petits crustacés qu’il capturait.

— Mon papa m’a toujours dit qu’il ne fallait pas faire inutilement du mal aux animaux, dit un jour le garçonnet au crabe comme si celui-ci pouvait le comprendre. Il a raison : pourquoi qu’on devrait être méchants avec eux ? Ils nous font rien. Toi, tu me fais rien.

L’enfant s’interrompit et ses yeux s’emplirent de larmes.

— Mais j’ai plus de papa… murmura-t-il.

Le crustacé s’approcha, ses yeux pédonculés luisant d’une nouvelle humidité. Doucement, il enlaça Antonin entre ses grosses pinces. Le garçon se blottit avec affliction contre la carapace. Les deux êtres restèrent un long moment serrés l’un contre l’autre. Puis le crabe géant se détacha lentement d’Antonin et releva du bout de la pince le seau abandonné. Il avisa l’un de ses minuscules semblables qui galopait sur le sable en direction de la mer. Il se déplaça de côté et, en un instant, rattrapa l’infortuné, le saisit précautionneusement et le laissa tomber dans le seau en plastique qui se balançait au bout de son autre pince. Le crabe se tourna lentement sur lui-même puis renouvela l’opération avec une autre petite créature qui se hissait péniblement sur le côté d’une roche. L’enfant le regarda agir sans rien dire. Il lui semblait retrouver dans les gestes délicats de ce gigantesque crustacé ceux, toujours attentionnés, de son propre père.

*

Cet après-midi là, le ciel était recouvert d’une lourde chape de nuages gris clair. Les vagues, elles aussi grises, se fracassaient avec davantage d’intensité sur les rochers, poussées par les bourrasques de vent.

Antonin, vêtu d’un ciré et de bottes en caoutchouc, se faufila auprès de son ami.

— Je ne sais pas si je pourrai rester longtemps, avoua-t-il, on dirait qu’une tempête approche.

Comme pour souligner ses propos, une rafale s’engouffra entre les pans de son ciré.

Ne pouvant pêcher, l’enfant commença à bâtir quelques tours dans le peu d’espace de sable disponible. Le crabe sortit de l’abri de sa grotte pour observer les tours penchées et à demi crénelées que construisait le garçon. La pluie commença à tomber sous la forme d’une fine bruine. Antonin recouvrit ses cheveux de blé de la capuche plastifiée et poursuivit son œuvre, nullement perturbé. Le crabe avança de quelques pas et, se perchant sur le bout des pattes, il souleva son gros corps le plus haut possible pour se placer au-dessus du garçon. Il était temps : la pluie se mit à tomber avec force. L’enfant leva la tête et aperçut le gigantesque corps du crustacé, ses pattes disposées de chaque côté comme les barreaux trop écartés d’une cage. Le garçon sourit, se rappelant comment son père se penchait au-dessus de lui pour le protéger des gouttes.

C’est alors que la mère d’Antonin poussa un cri, brisant la quiétude qui régnait dans la petite enclave. Inquiète, elle était venue sur la plage intimer à son fils l’ordre de rentrer. Ne le voyant pas, paniquée, elle avait surmonté sa répugnance, exploré les lieux sous la pluie. Et découvert son fils près d’être écrasé par un monstre.

Le garçon voulut la rassurer, lui dire que le crabe ne lui ferait aucun mal, mais sa mère tournait déjà les talons et fuyait vers la maison en trébuchant dans les rochers.

Des larmes jaillirent sur les joues d’Antonin. Le crabe l’entoura doucement de ses pinces et le garçon s’y accrocha, ses mains si petites perdues sur les immenses appendices.

*

Antonin avait supplié, en vain. Il avait tout raconté, le sanctuaire, le crabe qui était devenu son ami. Il avait même expliqué à quel point ce dernier se comportait comme un papa avec lui. Il avait eu une lueur d’espoir en voyant les adultes se regarder après ce dernier argument, aussi gênés que blessés. Mais sa mère, les yeux débordant de larmes, avait fini par trancher :

— Ce crabe est un monstre, Antonin.

Le garçon avait voulu protester davantage mais elle ne l’écoutait plus. Elle avait déjà quitté la pièce.

Quelques heures plus tard, ils vinrent, à bord d’une voiture noire et de camions blancs qui s’arrêtèrent dans des crissements de gravier devant la maison. Des hommes en descendirent, certains en uniformes, d’autre en blouses, tous armés de fusils ou de mallettes. Des hommes qui n’avaient rien de secourables, des hommes en traque. La plupart filèrent sans hésiter vers la plage.

Terrifié à l’idée de ce qu’ils feraient à son ami, Antonin profita du fait que les adultes accueillaient les nouveaux venus pour s’enfuir. Il dévala l’escalier rocheux au risque de trébucher dans la vide, poursuivi par les imprécations affolées de sa mère. Elle le rattrapa alors qu’il escaladait les rochers où s’attroupaient les hommes, certains ayant déjà levé leurs fusils. Elle lui saisit le bras, le stoppa dans sa course.

Là, à l’entrée de la grotte, le crabe cherchait désespérément à regagner un abri mais les hommes en uniforme lui bloquaient toute issue. Désemparé, il leva ses appendices au ciel et claqua ses pinces dans le vide. Prenant cela pour une tentative d’attaque, les hommes tirèrent. Le garçon hurla, échappa à l’emprise de sa mère et, après s’être faufilé entre quelques hommes surpris, il se jeta sur le crabe dont les yeux se voilaient déjà, sa carapace jaune aux reflets rouges s’ornant d’un trou béant d’où s’écoulait un amas visqueux de viscères blanches.

— Non, non, non, non !

Antonin cria le mot en litanie, refusant d’admettre l’inévitable. De ses mains il parcourut fébrilement les pinces qui se mouvaient autrefois si gentiment, il chercha à redonner vie aux yeux si étranges en les embrassant du bout des lèvres. Mais rien n’y fit.

Le crabe était mort.

Le chagrin se mua alors en colère et le garçon, se tournant vers sa mère, hurla :

— Tu l’as tué ! Je te déteste, t’as rien compris ! C’était papa !

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4 commentaires

  1. Elisabeth Hespel sur 13 novembre 2017 à 19 h 40 min

    Très jolie histoire, très bien écrite (à part une petite faute de français, mais bon, en tant que correctrice, c’est normal qu’elle m’ait frappée). Très agréable à lire. Bravo, Magali !

    • mazure sur 17 novembre 2017 à 22 h 42 min

      Très belle histoire
      mais j’aimerais savoir où est la faute de français

  2. lefebvre sur 15 novembre 2017 à 17 h 16 min

    j’ai beaucoup aimé, même si c’est un peu triste…mais c’est très très bien raconté, avec des mots justes, et très touchant, tu as bien travaillé, félicitations!

  3. lefebvre sur 16 novembre 2017 à 9 h 57 min

    j’ai beaucoup aimé, c’est une histoire touchante et très bien écrite, originale par le sujet (amitié avec un crabe géant), la description du « décor maritime » et des sentiments ressentis par l’enfant est très juste, j’en avais les larmes aux yeux , c’est bon signe quand on se sent « baigné » dans l’histoire racontée! félicitations!

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