— Le dernier fossoyeur —

Marie Tinet

Que ce soit au travail ou à la maison, Marie Tinet vit entre les étagères, le papier et les mots. Elle se définit comme nouvelliste, un format qui lui correspond. L’alchimiste qui vit en elle peut alors expérimenter, tester différents genres, thèmes, styles et poursuivre sa quête de l’émotion, de l’intense, toujours. Publiée chez plusieurs éditeurs, ses lecteurs la connaissent surtout pour sa nouvelle post-apocalyptique « Mutation ».

Quelques gouttes de sueur coulent sur mon front rougi. Déjà haut dans le ciel, le soleil brûle mes vêtements, traversant le tissu pour atteindre peau et chair. Un feu me ronge, me dévore. Bientôt, il ne restera plus de moi qu’un tas de cendres. Je voudrais accélérer, mais mon souffle est court, mon cœur ne suivra pas encore longtemps… Pour compenser ma lenteur, je suis parti de nuit explorer les alentours. L’astre céleste m’a rattrapé bien vite et me fait payer le poids des années. Mes jambes ont beau me tirer, mon corps manquer d’eau, mes pieds se meurtrir, mes yeux brûler, mon dos se casser… Je ne m’arrête pas. S’arrêter, c’est mourir.

Je ne peux pas me laisser aller, personne ne me remplacera : je suis fossoyeur, peut-être le dernier. Alors, je pousse le chariot devant moi. Un corps s’y trouve, assis dans le caddie rouillé. Une jeune femme salie d’une poussière sombre. J’ai nettoyé son visage, mais les impuretés sont collées à sa peau, comme fusionnées à ses pores. La vie semble l’avoir quittée depuis plusieurs jours. Elle ressemble à une momie d’un autre temps. Je devrais éprouver du dégoût, de la peine. Quelque chose. Mais rien. Depuis que le soleil tue le Monde, j’ai appris à m’émouvoir le moins possible. Comment aurais-je pu tenir autrement ?

Mon domaine apparaît devant nous. Il s’impose dans le paysage détruit. Sa pierre solide et sa porte massive me rassurent, c’est ma maison maintenant. Je serai bientôt en sécurité, dans la fraîcheur de la crypte, parmi les morts.

Mes yeux sont braqués sur mon objectif. J’imagine la jeune femme m’imiter. Un instant, je la crois vivante. La tête droite, ses mèches vagabondes volent autour de son visage. Même dans le trépas, elle dégage une douce beauté. J’y ai veillé. Le respect des trépassés est tout ce qu’il me reste.

Enfin, nous nous trouvons devant notre refuge. Même si cela représente quelques minutes supplémentaires à l’extérieur, je prends le temps de caler le chariot à l’aide de lourdes pierres. Il ne faut pas qu’il m’échappe. Je tremble sous le poids de la roche brûlante entre mes mains, mais je résiste. Encore un effort : la fin de ce calvaire approche.

Le souffle court, j’attrape la clef cachée sous mes vêtements et l’insère dans la serrure. Un clic salvateur résonne jusqu’au plus profond de mes entrailles. J’ouvre la porte et me réfugie dans la pénombre. La fraîcheur de la crypte m’enivre déjà de son aura protectrice. Après un bref instant de repos, je tire le caddie, tentant de rester dans l’ombre de mon domaine. La porte se referme enfin sur le monde extérieur, nous sommes à l’abri du feu solaire.

Sans réfléchir, je m’allonge sur le sol, à bout de souffle. Mes yeux se ferment, les images s’effacent, laissant place à la noirceur profonde, au néant qui m’apaise. Mon corps se refroidit progressivement. J’apprécie le moment. Il ne durera pas. Car comme à chaque fois, la sensation de bien-être finit par s’estomper. Je frissonne de froid à présent. Alors, je reprends mes esprits, me redresse, cherche la lampe à pétrole et l’allume. Je peux ainsi contempler la jeune femme. Elle méritait bien mieux que ça. Mieux que cette fin du monde.

À peine relevé, je la tiens dans mes bras. Sa tête tombe, mon cœur se serre. Je m’en veux d’éprouver un soupçon d’émotion. Je pose délicatement son corps frêle sur la roche. Elle semble si fragile ; elle ressemble à ma fille. Je m’assois à côté d’elle, relevant sa tête pour la poser sur ma cuisse. Mes doigts passent dans ses cheveux fins, tentant de les démêler. Je n’ai que les morts à consoler.

J’aimerais lui chanter une douce mélodie, mais je n’en connais plus aucune, je les ai oubliées. Ma bouche reste close et le silence nous envahit.

Nous restons ainsi un long moment. Les ombres dansent sur les parois de pierres. J’aime les observer, elles sont plus vivantes que moi. Leur énergie semble infinie et même quand elles disparaissent, je suis persuadé qu’elles continuent à vivre en secret.

La flamme chancelle. Il est temps de descendre dans les profondeurs de la crypte.

***

Le caddie resté dans l’entrée, je descends les escaliers ternes, le poids mort sur mon dos. Cette nuit, nous sortirons de nouveau à la recherche d’une autre victime. En attendant, je porte délicatement la jeune femme. Elle est légère, mais les marches sont nombreuses. La prudence est de mise, un faux pas et ma tête se fracassera sur la roche. J’éloigne cette image morbide de mon esprit et me concentre sur Bella. Je me suis permis de lui donner ce prénom pour éviter de l’appeler « le cadavre ». J’ai besoin de ça. Besoin de l’humaniser. Qui était-elle ? Une étudiante ? Une mère ? Je ne pourrais jamais le savoir. Cela ne m’empêche pas de l’imaginer souriante, heureuse, pleine d’espoirs et de rêves. C’est devenu impossible dans le Nouveau Monde.

Je dois cesser de penser et simplement l’enterrer. Un tombeau de pierres l’attend. Mes mouvements mécaniques s’accélèrent et bientôt, le couvercle est soulevé, retenu par un système de poulie. Il n’y aura pas de cérémonie. Dieu nous a abandonnés depuis longtemps.

Je la dépose dans son sarcophage froid avec toute la délicatesse donc je suis capable. Le feu ne la brûlera plus désormais. Lorsque sa posture me convient, que ses mèches de cheveux dessinent un joli tableau, je ferme le couvercle le plus silencieusement possible, comme pour ne pas la réveiller. C’est fini, elle peut reposer en paix.

Je reste immobile, les bras ballants. Le visage de Bella doit s’enfuir de mon esprit. Au lieu de quoi, il reste là devant mes yeux, dans le noir, inexpressif. Je ne me laisse pas hanter par les morts. Je dois rester lucide, être plus fort qu’eux si je veux rester vivant.

Mon estomac me vient en aide. Il finit toujours par le faire. Il gronde à en briser le silence. Alors, j’attrape la lampe à pétrole et m’enfonce dans mon domaine. Les tombeaux s’entassent par centaines. Quand j’ai trouvé la crypte, certains étaient déjà occupés. Beaucoup restaient vides et j’ai vu là un signe : je devais les remplir. Depuis le temps, je ne fais plus vraiment attention au décor et mes jambes continuent à avancer dans le cimetière enterré.

J’arrive au pied de mon garde-manger. C’est un vulgaire piège à souris, où un rat attend de me servir de repas. Il n’est pas mort et je l’assomme d’un coup de chaussure. Un peu de sang gicle sur mon pantalon troué. Mon ventre se contracte un peu plus fort.

Entre les croix et les morts, j’allume un feu dans le petit foyer, quelques pas plus loin. Au-dessus, une aération permet d’évacuer la fumée. En peu de temps, la chair est cuite et je dévore l’animal. Puis je m’endors, me préparant à la prochaine expédition. Cette routine est mon salut. Sans elle, mon existence n’a aucun sens.

***

Une alarme dans la tête, je me réveille. La nuit est tombée, je le sais. Je remonte jusqu’à l’entrée, et éteins ma lampe. Je suis prêt à sortir. La porte s’ouvre sur un paysage faiblement éclairé par le soleil couchant. Comme à mon habitude, j’observe un instant le ciel teinté de rouge, avant de saisir le chariot de mes mains abîmées. La paroi de pierres se referme.

Je n’ai aucune idée de ce que je vais trouver aujourd’hui. Peut-être rien. Je ne sais même plus ce que j’espère. Pas un enfant, en tout cas. Non, pas encore. J’en ai enterré trois et leurs visages innocents sont restés inscrits en moi à jamais. Comment ce monde peut-il priver de vie des êtres aussi fragiles ?

Je continue à avancer. Le caddie vide se pousse aisément malgré les objets sur le sol. Plus personne ne ramasse les poubelles, et les animaux sauvages ne se privent pas pour salir les routes de détritus divers. Les bruits métalliques des canettes desséchées tuent le silence qui s’impose d’ordinaire. Je n’aime pas ce son, il résonne dans mon corps à m’en faire crisser les dents. Mon regard explore les alentours. On ne sait jamais si une bête affamée traîne dans le coin. Ici tout est terne et sans odeurs. La vie a séché et les morts ne tardent jamais à se montrer. Mon visage se crispe, le retour vers la crypte sera sans doute plus difficile.

Je m’éloigne un peu plus au nord que d’habitude. Un chat traverse la voie sans me prêter attention, comme si je faisais partie du décor. C’est peut-être le cas. Et puis j’entends.

Je ne rencontre que très rarement des vivants, je les évite, préférant les morts, mais là c’est différent. Je ne peux pas faire autrement, même si je me répète que les humains ne sont qu’un poids, une douleur en sommeil, car ils finissent tous par mourir, inévitablement.

Un hurlement atroce court jusqu’à moi, une plainte, une souffrance sans nom. J’ai envie de crier à mon tour, mais les sons restent bloqués dans ma gorge sèche. Les mots m’ont abandonné depuis des mois. Sans me soucier d’un éventuel danger, je m’approche à grands pas. Quelque chose que j’avais cru oublier m’anime. Une bouffée d’adrénaline. J’ai peur. En fait, je suis mort de peur. Ce hurlement, je l’ai déjà entendu, il est gravé dans ma mémoire à jamais. J’ai mal, mes plaies se déchirent. L’émotion devait rester loin de moi, mais je perds le contrôle…

Le cri se rapproche à mesure que j’avance, le caddie toujours devant moi. Après avoir contourné une maison au toit effondré, j’aperçois une silhouette accroupie et je comprends.

Mes yeux fixent le chariot vide. Il ne le sera bientôt plus. J’hésite à me rapprocher ou à attendre que l’enfant ait terminé de pleurer la masse sans vie allongée sur le sol. Je choisis de ne pas perdre de temps et je le salue maladroitement. C’est un jeune garçon aux joues creuses. J’ai oublié les bonnes manières et les cérémonies d’usage. Les mots sortent de ma bouche à nouveau et l’enfant devra s’en contenter. Il ne s’en formalise pas. Il doit être habitué.

Mon ton est neutre. Dans l’obscurité, je dois ressembler à une faucheuse démunie, mais il ne prend pas peur, même quand je lui dis que je suis fossoyeur. Il me fixe sans comprendre et me demande ce que cela signifie. Je reste bête un moment, cherchant les mots justes pour décrire ce que je fais. Celui qui veille sur les morts, dans le respect qui leur est dû. C’est ce que je lui dis. Il me regarde, les sourcils froncés. Comment lui arracher sa mère des bras ? Malgré mes réticences, je lui permets de me suivre. Je vais lui montrer. Cela l’aidera sûrement.

Il m’aide à porter le cadavre dans le chariot.

— Comment s’appelle-t-elle ?

— Cassandra, me répond-il.

Il sourit, comme si ma question au présent le réconfortait. Je réalise qu’il a cessé de hurler.

Nous rentrons jusqu’à la crypte sans un mot. Il tient le caddie sur le côté, comme ma fille le faisait dans les magasins pour ne pas se perdre. Lucie pensait que je serais toujours là pour la protéger. Elle se trompait. Son père était un héros à ses yeux. Elle y croyait vraiment. Ses copines aussi. Si elle avait su, ma pauvre petite chérie, elle m’aurait traité de faible, de vaurien, craché dessus, piétiné. Lucie aurait eu raison. C’est ma faute si elle est morte. Ma faute… Ma gorge se serre. Elle me manque tellement. Je n’ai même pas pu l’enterrer.

Le soleil est encore couché quand nous arrivons devant la porte de mon domaine. J’ai été plus rapide que la veille. Tant mieux. Autant éviter les brûlures de l’astre.

Alors que j’insère la clef dans la paroi, j’hésite à inviter l’enfant. S’il dépasse le seuil de l’ouverture, il rentre dans ma vie. Je ne veux pas de ça. Je cherche des excuses. Oui, j’aime la solitude. Ce ne sera qu’une bouche à nourrir. Je risque de m’y attacher. Il finira par me trahir. Dehors ! DEHORS ! Une rage nécessaire m’anime. Le sang circule à toute vitesse dans mes muscles contractés. Je vais l’envoyer à l’extérieur et enfin pouvoir l’oublier.

Pourtant, sous son regard suppliant, je ne peux lui dire de rebrousser chemin. D’un signe de la main, je l’autorise à franchir la frontière invisible de mon intimité. Je ne me suis jamais senti aussi vulnérable. Ma vie est sur le point de changer. Tout est bousculé.

***

Je dois rester méfiant. Son regard angélique n’est pas un gage de confiance. Les mots se répètent dans mon crâne avec insistance. Rien n’y fait. Ça ne change rien. L’émotion s’infiltre dans chacun de mes pores. Ma peau s’ouvre au monde, mon esprit à cet enfant. Les traits de ma fille et les siens ne font plus qu’un. Qu’est-ce que je donnerais pour l’observer encore une fois ? Pour la voir jouer, chanter et danser ? Je ferme les yeux pour l’imaginer un instant. Quand je les ouvre, le garçon est toujours là. Il ne bouge pas. Même si cela est difficile à avouer, il comble déjà un peu le trou béant dans ma poitrine. Je peux l’aimer lui aussi.

L’enfant me demande mon nom en me disant qu’il s’appelle Léo. Je reste bête. Les yeux perdus dans le vide. Je crois que j’ai oublié mon propre nom. Mais non. Une bouffée d’air s’immisce difficilement en moi et je crache ce mot issu d’un passé lointain : Guillemin.

Sans réfléchir, je le serre dans mes bras. Comme un père. Il ne me repousse pas. J’imagine qu’il a besoin de ça lui aussi. Les gouttes d’eau salées coulent sur son épaule, picotent mes joues. Je pensais en être incapable, mais tout semble encore possible.

Je réalise qu’une tâche nous attend encore. Alors, je porte Cassandra jusqu’à sa dernière demeure. Le garçon est courageux. Et s’il lâche quelques larmes, il reste silencieux. Je lui tape gentiment l’épaule en méditant.

Tout est arrivé si vite, je n’y crois pas moi-même. Cette rencontre me fait revivre et je ne peux dire si cela est une bonne chose ou non. J’en viens même à penser qu’il pourrait m’aider et prendre ma place quand la vieillesse aura gagné son combat. Je lui apprendrai quelques astuces, techniques et savoir-faire. Ma gorge se racle, prête à parler, mais il prend la parole avant moi. Il la brise, comme mon cœur, à l’instant où il me dit : « Je vais partir. Ma famille m’attend ». Sans le savoir, il enfonce un poignard, anéantit mes espoirs nouveaux. Il m’a tué. Ce petit con m’a tué !

Je me contente de lui indiquer la sortie. Qu’il parte, vite. Je ne veux plus le voir. Je l’accompagne pour refermer la porte derrière lui.

Il s’en va.

Je suis seul.

Enfermé.

***

Je n’ai plus envie, ni de vivre, ni d’y croire. J’attends dans le noir comme jamais je n’ai attendu. Même la mort ne veut pas de moi. Elle veut me faire souffrir encore un peu. Les heures passent. Seuls mes démons m’habitent. Ma petite Lucie qu’on m’a enlevée, ils l’ont frappée devant mes yeux. Des sauvages. Des monstres. J’ai essayé. Ils me tenaient. Ses cris sont interminables, et même de l’autre côté je l’entends toujours hurler à la mort. Son sang recouvre encore mes mains. Ils m’ont plongé tout entier dans ce qu’il restait d’elle : une flaque de sang terne. Son corps n’était déjà plus là. Donné aux chiens m’ont-ils dit. Je crois qu’ils mentaient. Je veux qu’ils mentent. Elle méritait une sépulture décente…

Je veux la rejoindre, quitter ce monde toujours plus chaud, perdu dans le chaos. Je veux simplement m’en aller. Qu’on me laisse partir. Pitié. Dieu est-il si cruel qu’il me laisse vivre encore ? Pourquoi ? Pour quelle fin ? Il n’y a plus rien à espérer. Je suis déjà mort.

De l’autre côté de la porte, je distingue une présence, quelqu’un m’appeler, taper sur la pierre. Est-ce ma fille ?

— Guillemin !

Il hurle. Je dois ouvrir. Laisser la mort rentrer.

C’est le garçon, il est terrifié.

— Guillemin, Guillemin, qu’il me dit.

Sa respiration est haletante. Serait-il pourchassé ? Mon regard explore rapidement les alentours. Tout est silencieux. Devant sa détresse, ma propre peine s’estompe.

— Ils arrivent. Ma… ma… famille. Ils veulent récupérer le corps de ma mère. Ils vont te tuer. C’est ce qu’ils ont dit. Pour te punir de leur avoir volé le corps, pour avoir souillé leur sœur. Vont te faire payer. Là, bientôt. Vite. Pars. Pars !

Le petit reprend enfin sa respiration.

— Un jour je prendrai ta place, c’est promis. Mais pars, je veux pas qu’ils te tuent à cause de moi. J’veux pas. J’veux pas…

On veut me tuer pour avoir pris soin d’une morte ? Je ne comprends pas comment ces personnes ont pu en arriver là, mais le monde a changé, rien n’est plus pareil. Pourrais-je vivre sans ma mission, ma routine, ma maison ? Tout mon corps veut s’écrouler, mettre un terme à tout ça. Oui,  une part de moi veut rester. Je suis prêt à mourir depuis longtemps. Mais dans les yeux de Léo, je vois l’amour et j’ai envie de vivre pour ça, pour lui, parce que finalement c’est tout ce qu’il reste de vivant à mes yeux.

J’abandonne le caddie. Un sac sur le dos, une gourde dans la main, je lui confie les clefs et je m’en vais.

Je l’ai su dès que je l’ai vu.

Il m’offre le renouveau.

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2 commentaires

  1. Laura P. Sikorski sur 12 septembre 2017 à 21 h 27 min

    Ravie de retrouver la plume de Marie dans le Labo ! Un récit post-apocalyptique bien mené comme elle sait si bien les faire, dans un style tranchant et percutant. On s’y croirait…
    Merci pour cette petite tranche de vie <3

  2. Manuela Legna sur 13 septembre 2017 à 9 h 14 min

    Charmante histoire, la fin est émouvante. L’univers est posé en quelques allusions, sans besoin d’explications, on entre facilement dedans. Quelques répétitions dont le texte pouvait se dispenser, mais l’ensemble a un rythme qui fait ressentir la souffrance du narrateur

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