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classiques de l’imaginaire

« LÉGENDES RUSTIQUES », nouveau venu dans la collection CLASSIQUES DE L’IMAGINAIRE

Et le Morse de continuer son tour d’horizon des Classiques de l’Imaginaire, collection qui a vocation à s’étoffer tant le choix parait vaste et les textes méconnus ou sous-exploités sont légion.

Cette semaine, nous avons choisi de remettre au goût du jour un recueil de textes méconnus d’une grande auteure française, Aurore Dupin alias George SAND. « Légendes Rustiques » est un assemblage de légendes à mi-chemin entre l’histoire contée et le traité d’ethnologie. En racontant les histoires séculaires de sa chère province du Berry, George Sand tient à montrer que les histoires de fantômes vengeurs, de moines meurtriers, d’esprits facétieux et autres diables voleurs sont un patrimoine de l’humanité à sauvegarder, car voué à une possible et proche extinction. Message ô combien toujours d’actualité, dans un monde où l’américanisation des esprits a tendance à fusionner les imaginaires collectifs des peuples, autrefois foisonnants, aujourd’hui homogénéisés.

On découvre dans ce texte, outre les magnifiques illustrations du fils de George, Maurice, reproduites ici dans leur intégralité, un univers fantasque et poignant, aux personnages liés par le secret d’un pacte ou par une faute qu’ils croient pouvoir emporter dans la tombe… mais toujours, l’outre-monde se manifeste et vient récupérer ce que le monde des hommes n’ose pas réclamer.

Également, et pour la première fois en numérique, quatre textes supplémentaires aussi appelées « Légendes Annexes », impossible à trouver sur Internet mais qui complètent l’édition originale. Faute réparée, désormais, par le Morse.

À ajouter que ce texte, dont les légendes prennent place à l’endroit où est né votre serviteur, a été pour moi un véritable choc esthétique. Une vraie claque de littérature, même si de George Sand l’on retient plus facilement la Petite Fadette ou la Mare au Diable.

Mais plus important encore: jamais plus je n’ai pu me promener au clair de lune sans frissonner, sans penser aux fantômes des Trois Moines, aux loups-garous que l’on appelle là-bas Lubins ou Lupins, aux Pierres-Sottes ou au follet d’Ep-Nell… Et je fais le pari qu’après cette lecture, vous ne regarderez plus la campagne de la même manière.

Les « Légendes Rustiques » de George Sand, dans la collection des « Classiques de l’Imaginaire », sont disponibles sur tous les plateformes de téléchargement au prix de 0,99€.

Retrouvez le livre sur

Immatériel / Apple iBookstore / Amazon / Kobo / Fnac / etc

« LE ROI AU MASQUE D’OR » Collection « Les Classiques de l’Imaginaire »

C’est avec une certaine fierté que nous vous proposons aujourd’hui un nouveau livre dans la collection (vouée à s’enrichir de semaine en semaine) des Classiques de l’Imaginaire: pas seulement parce que « Le Roi au Masque d’Or » est une véritable petite merveille littéraire (c’est un peu le minimum syndical quand on lance une collection de classiques, n’est-ce pas?), mais aussi parce que c’est un texte rare assez difficile à trouver en EPUB. Autant vous dire que vous allez vous régaler.

S’il fallait classer cet auteur quelque part (pour autant que Schwob puisse être classé quelque part), nous le placerions sans conteste dans la catégorie des surréalistes. Borges, Gide et Lovecraft avoueront sans conteste leur admiration, tandis que Jarry lui dédicacera son Ubu Roi. La force de Schwob réside dans son pouvoir d’évocation. Ses textes, souvent courts, flirtent avec la mythologie, embrassent le fantastique autant que les légendes de campagne, et transcendent le réel en le baignant d’une lumière certes dorée, mais menaçante. Pour ne pas dire tout à fait inquiétante.

L’oeuvre de Marcel Schwob est injustement méconnue. Elle s’inscrit dans la lignée des découvertes fortuites, des conseils entre amis ou d’un libraire: on ne trouvera pas Schwob au panthéon littéraire des meilleures ventes de classiques. Pourtant, il suffit de se plonger dans l’un de ses textes pour se retrouver immédiatement happé. C’est bien la force des grands auteurs.

Ainsi, dans la nouvelle qui donne son nom au recueil de 21 nouvelles, un mystérieux Roi et sa non moins mystérieuse cour sont condamnés, selon une antique loi, à porter un masque sur leur visage. On ignore la raison pour laquelle cette tradition a été établie, jusqu’à ce qu’un étrange vagabond rende visite à la cour et fasse toute la vérité, dans un final aussi grotesque qu’atroce.

Ça donne envie, n’est-ce pas? Un petit extrait pour vous mettre en appétit.

*****

 » Le roi masqué d’or se dressa du trône noir où il était assis depuis des heures, et demanda la cause du tumulte. Car les gardes des portes avaient croisé leurs piques et on entendait sonner le fer. Autour du brasier de bronze s’étaient dressés aussi les cinquante prêtres à droite et les cinquante bouffons à gauche, et les femmes en demi-cercle devant le roi agitaient leurs mains. La flamme rose et pourpre qui rayonnait par le crible d’airain du brasier faisait briller les masques des visages. À l’imitation du roi décharné, les femmes, les bouffons et les prêtres avaient d’immuables figures d’argent, de fer, de cuivre, de bois et d’étoffe. Et les masques des bouffons étaient ouverts par le rire, tandis que les masques des prêtres étaient noirs de souci. Cinquante visages hilares s’épanouissaient sur la gauche, et sur la droite cinquante visages tristes se renfrognaient. Cependant les étoffes claires tendues sur les têtes des femmes minaient des figures éternellement gracieuses animées d’un sourire artificiel. Mais le masque d’or du roi était majestueux, noble, et véritablement royal.

Or le roi se tenait silencieux et semblable par ce silence à la race des rois dont il était le dernier. La cité avait été gouvernée jadis par des princes qui portaient le visage découvert ; mais dès longtemps s’était levée une longue horde de rois masqués. Nul homme n’avait vu la face de ces rois, et même les prêtres en ignoraient la raison. Cependant l’ordre avait été donné, depuis les âges anciens, de couvrir les visages de ceux qui s’approchaient de la résidence royale ; et cette famille de rois ne connaissait que les masques des hommes.

Et tandis que les ferrures des gardes de la porte frémissaient et que leurs armes sonores retentissaient, le roi les interrogea d’une voix grave :

— Qui ose me troubler, aux heures où je siège parmi mes prêtres, mes bouffons et mes femmes !

Et les gardes répondirent, tremblants :

— Roi très impérieux, masque d’or, c’est un homme misérable, vêtu d’une longue robe ; il paraît être de ces mendiants pieux qui errent par la contrée, et il a le visage découvert.

— Laissez entrer ce mendiant, dit le roi. « 

*****

« Le Roi au Masque d’Or et autres nouvelles » de Marcel Schwob, préfacé par l’auteur et agrémenté d’une mise en page très agréable, est disponible chez tous vos bons libraires numériques au prix (classique lui aussi) de 0,99€. Bonne lecture!

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« MELMOTH » de C.R. MATURIN (Les Classiques de l’Imaginaire)

Si certains livres ne font que passer, d’autres demeurent gravés dans les mémoires. Il n’y en a pas beaucoup, quelques dizaines à peine, qui au-delà du simple divertissement ou de la mode d’une époque, trouvent leur chemin jusqu’au panthéon de la littérature mondiale. Ces livres sont rares. Ils racontent des histoires si profondes, si puissantes, si violemment humaines, qu’ils changent à jamais l’esprit des lecteurs qui osent s’en approcher, qui osent s’y brûler les doigts.

« Melmoth » fait partie de ces livres brûlants. Presque deux siècles après sa publication, l’ouvrage a conservé toute sa vigueur, toute sa rage, toute sa mélancolie, et a maintenu constant son immense pouvoir d’évocation. Bien des auteurs plus connus aujourd’hui voient en ce livre une véritable Bible… encore mieux, un point zéro de leur mythologie littéraire personnelle. Le Comte de Lautréamont vouait un culte quasi mystique à ce livre, écrit par Charles Robert Maturin (1782-1824), un pasteur et vicaire irlandais hanté par les ombres de l’enfer malgré son sacerdoce.

De fait, le Maldoror de Lautréamont ressemble étrangement au Melmoth de Maturin. Mais la liste des admirateurs est loin d’être terminée. Victor Hugo écrivit l’Homme qui Rit comme un hommage déguisé à Melmoth. Honoré de Balzac, avec son Melmoth Réconcilié, offrit même une suite à l’ouvrage de Maturin. Antonin Artaud, André Breton, Oscar Wilde, Lovecraft et Baudelaire ne cachaient pas toute l’estime qu’ils avaient pour cet ouvrage sulfureux et cauchemardesque. Et la liste s’allonge chaque jour. D’autres lecteurs tombent dans la toile du ténébreux Melmoth, l’Homme Errant, comme autant de mouches innocentes dans une toile aux fils tendus et empoisonnés.

« Melmoth » est un roman labyrinthique, un sommet de génie impossible à résumer. Son héros, sombre comme l’enfer, maudit par l’Éternel pour des crimes que l’on devine atroces, traverse les pays et les époques comme un fantôme cruel. Ce démon humain a vendu son âme au Diable en échange d’une existence prolongée. Sur son chemin se nouent des destins, se figent les espérances, explosent les drames. Car l’Ennemi de l’Homme a voué sa vie au Mal, et tentera par tous les moyens de faire courir l’Humanité à sa perte… de la vicier, de s’en venger. Des prisons de la Sainte Inquisition en Espagne en passant par les landes désertiques d’une Irlande fantomatique et les Îles du Pacifique, ceux qui ont croisé son chemin maudissent invariablement le jour où ils sont nés.

Ce sont donc ces chemins tortueux et maudits que nous vous proposons d’emprunter aujourd’hui, à travers le lancement de cette collection consacrée aux grands classiques de l’imaginaire. Vous connaissez l’attachement de Walrus à la qualité de ses publications: ce livre vous est proposé dans une mise en page soignée et élégante, qui ajoutera sans aucun doute à votre plaisir de lecture, au prix de 0,99€.

Autant vous prévenir: vous n’en sortirez pas indemnes: il y a de fortes chances pour que cette histoire vous hante longtemps après avoir refermé ses pages. À votre tour, vous le conseillerez à votre entourage, à vos amis… et le cauchemar s’étendra, encore et encore…

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