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Tous les livres du monde dans le creux de ta main

Tous les livres du monde dans le creux de ta main

Le livre numérique a tout bousculé sur son passage, y compris nos certitudes sur ce que doit être ou pas un livre. Aujourd’hui, on rencontre le livre sous une multitude de formats, qu’il soit imprimé sur du papier, en grand ou en petit format, affiché sur l’écran d’un ordinateur de bureau ou sur la dalle tactile d’un smartphone, ou encore étalé sur la page tout en nuances de gris d’une liseuse électronique. Il peut être offline, lisible partout et tout le temps, et il peut être online, sur un site web ou sur Wattpad. En réalité, et même si de grands débats sont sans cesse lancés autour du sujet, l’essentiel n’est plus le support : c’est de savoir si nous lisons ou si nous ne lisons pas.

Nous sommes convaincus de deux choses.

D’abord, que le numérique est une formidable opportunité pour tous de découvrir et de faire partager le plus grand nombre de textes possible, de les disséminer partout dans le monde et de les rendre disponibles pour tous ceux qui souhaiteraient les découvrir. Mine de rien, c’est une vraie révolution : on n’avait pas connu un tel chambardement depuis la presse à imprimer de Gutenberg. Ce serait dommage de ne pas en profiter.

Ensuite, que la lecture est un acte quotidien essentiel. Lire exerce notre empathie, nous incite à prendre la place de l’autre, nous rend meilleur en somme. Ce ne sont pas des paroles en l’air. Dans une époque qui s’accélère, nous avons besoin de cerveaux qui se posent, qui ne réagissent pas face aux écrans comme des chatons hystériques lancés à la poursuite d’une balle rebondissante. Qu’on lise ce que les critiques appellent de la « grande Littérature » avec une majuscule ou des récits d’aventure n’a en réalité qu’une importance secondaire, du moment que ces histoires font appel à votre esprit critique et vous remuent. Et cela peut parfois écorcher la bouche de l’avouer, mais même la pire des romances fait travailler nos mécanismes d’empathie, de compréhension de l’autre.

Le combat pour la lecture n’est pas une expression lancée en l’air. Ce n’est pas non plus une préoccupation d’élites bourgeoises, au contraire. C’est une mission qui nous concerne tous, un sacerdoce dont nous devons prendre la pleine mesure à tous les niveaux. Lire est une porte, une échelle vers quelque chose de plus élevé. Les livres sont la meilleure solution pour faire disparaître la violence, la bêtise et la barbarie. Ce ne sont pas des blagues. Ou si ce sont des blagues, eh bien alors nous y croyons vraiment.

La lecture en numérique est, entre autre solutions (les bibliothèques en sont une aussi), un moyen de démocratiser la lecture. Les smartphones sont des armes particulièrement intéressantes dans ce combat, parce qu’aujourd’hui tous les adolescents ou presque en possèdent et que peu s’en servent pour lire. Comment en est-on arrivés à penser que lire, ce n’était pas swag ? Que lire était un truc de riches, d’intellos ? Quelle erreur tragique… Nous pourrions crever de cette erreur. Et c’est à nous qu’il revient désormais de la corriger.

Comment ?

En vendant nos livres à des prix abordables, d’abord. Une nouveauté en numérique à 15 euros, c’est restreindre l’accès à la lecture à une frange marginale de la population ; c’est reproduire un système de castes économiques. En les rendant disponibles ensuite, via le plus grand nombre de plateformes numériques, pour que télécharger un livre soit simple comme bonjour. Cela doit pouvoir se faire entre deux cours, pendant une pause déjeuner, à l’occasion d’une conversation entre amis. Et bien sûr, pour faciliter la diffusion, le prêt, le partage et l’échange, conditions indispensables à la diffusion des auteurs et à la circulation des œuvres, il ne faut pas que les éditeurs utilisent de verrous numériques (DRM). La meilleure publicité pour la lecture, c’est le prêt. Nous avons tous un auteur préféré qu’un ami nous a conseillé en nous prêtant son exemplaire.

Enfin, il faut consacrer nos efforts sur les jeunes générations. Ce sont eux qui achèteront nos livres demain — ou pas. Ce sont eux que nous devons former et éduquer à la lecture, pas parce que le destin d’une industrie tout entière est en jeu, mais parce que sans lecture, nous ne sommes que des cerveaux vides et solitaires, incapables d’imaginer un meilleur avenir. Les jeunes générations sont les futurs soldats de l’intelligence et il faut les entraîner en leur donnant toutes les options possibles.

Une obsession : la lecture accessible et diffusable. C’est pourquoi Walrus, comme d’autres éditeurs numériques indépendants, propose des livres numériques à des prix raisonnables, sans DRM. Nous faisons attention également à notre ligne éditoriale : des livres qui remuent, de l’action et du fantastique, mais toujours pour se gratter la tête derrière, pour chambouler le cerveau, pour bousculer les idées reçues. Parce que lire, ce n’est pas forcément ennuyeux, au contraire.

Lire, que tu le veuilles ou non, c’est bon pour ton swag.

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