Olivier Gechter ouvre la Boîte!
Olivier, peux-tu nous parler de ton parcours en tant qu’auteur, et plus spécifiquement en tant qu’auteur de SFFF (Science-Fiction-Fantasy-Fantastique)?
Avant d’écrire, j’ai commencé par penser à écrire. En cinquième, mon prof de français nous avait demandé d’inventer une histoire. « N’importe laquelle ». Et j’ai lamentablement échoué, faute d’inspiration.
J’ai passé les dix années qui suivirent à réfléchir à cet échec à mes heures perdues, sans vraiment essayer d’écrire. C’était plutôt une réflexion continue et personnelle sur l’inspiration et la nature d’une bonne histoire.
Adulte, j’ai écris quelques essais historiques, pour un site sur les grands inventeurs, et je tenais un site littéraire Hibouq.org où j’écrivais des chroniques. J’y publiai aussi des… livres numériques ! J’en reparlerai plus bas. Rien à voir avec la SF, même si j’en lisais beaucoup.
Et puis un jour, avec un copain, en 2001, on a parié qu’on arriverait à présenter un texte pour le concours 85e dimension (anciennement ActuSF). On a discuté des histoires qu’on pouvait écrire et plus ça a fait Tilt ! J’ai pondu le premier jet de « Et la face du monde changea » en quelques heures. C’était assez mal écrit à l’époque (j’ai fortement repris le texte pour La Boîte de Schrödinger), mais j’ai gagné le concours, catégorie SF. Ça m’a encouragé à continuer, d’autant que la SFFF était bien le seul milieu où j’avais une petite chance d’être édité.
J’avais une approche diletante de l’écriture. C’était juste un hobby qui me rapportait deux ou trois sous. Mais après avoir reçu le prix Zone Franche, je me suis dis qu’il fallait peut-être que je m’y mette un peu plus sérieusement.